Archive par auteur | Guillaume Déziel

La Stratégie culturelle numérique de Kotto (pour les nuls)

Le 3 mars dernier, Maka Kotto, ministre sortant de la culture et des communications, dévoilait sa «Stratégie culturelle numérique québécoise» dont les détails peuvent être parcourus en ce document de 20 pages : Pour occuper l’espace numérique – Stratégie culturelle numérique du Québec (Mars 2014).

Comme 739 autres acteurs culturels, j’ai participé depuis 2011 aux longues réflexions et multiples échanges menant à cette stratégie. J’ai donc pris la peine de faire la lecture du document proposé par le ministre Kotto et de vous en résumer ici ses grandes lignes.

Ce document propose 9 objectifs que je résumerai simplement pour vous. Vous trouverez donc plus bas un sommaire de la stratégie proposée par Maka Kotto, accompagné de  mes suggestions complètes formulant des mesures concrètes, faciles à mettre en place et ne nécessitant aucune injection supplémentaire de fonds gouvernementaux.

A.1  Rendre disponible l’offre culturelle existante

En résumé : Convertir sur support numérique la multitude de contenus culturels québécois existants, dans des formats et selon les normes répondant aux impératifs d’interopérabilité. Procéder à la saisie numérique des collections, archives et autres contenus culturels québécois, notamment patrimoniaux.

Suggestion : Garantir une période d’exclusivité d’exploitation de 7 ans aux producteurs, période après laquelle la collectivité devrait avoir plein accès à sa culture, partout, dans tous les formats, dans tous les modèles d’affaires, sans exception. De fait, tous les contenus produits avant 2007 et ayant bénéficié de l’aide financière de l’État devraient être mis par décret gouvernemental sous licence Creative Commons BY-NC-SA et, ainsi, rendus accessibles à tous pour utilisation et partage individuel à des fins non-commerciales.

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A.2  Soutenir la création numérique originale

En résumé : Soutenir la création numérique originale dans toutes les disciplines, sur toutes les plateformes. Décloisonner les disciplines dans le cadre des programmes de subvention. Soutenir et encourager la création d’œuvres numériques inédites destinées aux plateformes numériques Web et mobiles, ainsi qu’aux écrans des espaces publics intérieurs ou extérieurs.

Suggestion : Remanier les subventions actuelles de manière à être plus généreux avec les producteurs et créateurs de contenus les plus permissifs avec la collectivité; en revanche, donner moins aux plus restrictifs.

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A.3  Favoriser les pratiques émergentes et inédites

En résumé : Encourager l’innovation en favorisant des partenariats croisés entre intervenants, les pôles d’expérimentation et les laboratoires de pointe; en stimulant de nouvelles formules d’usages et de services. Enrichir l’expérience culturelle et inciter la participation du citoyen à l’enrichissement des contenus. Se servir du numérique pour valoriser l’art non-numérique.

Suggestion : Ajouter la notion de «transparence» comme attitude exigée auprès de toute personne financée par l’État, tant dans les processus de création que dans les pratiques de mise en marché et de distribution.

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B.1  Intégrer les logiques émergentes de demande et de multiplication des accès

En résumé : Permettre aux citoyens de rencontrer la culture d’ici sous toutes ses formes. Rendre les contenus disponibles partout et en tout temps. Favoriser l’accès aux contenus culturels dans l’environnement mobile et par les médias sociaux. Assurer une présence des contenus culturels sur les vitrines existantes. Soutenir la valorisation des contenus dès leur création ou numérisation.

Suggestion : Investir sur l’infra-consommateur de culture plutôt que sur les infra-structures et le béton. Étendre le programme de Sensibilisation à la chanson et diffusion pour le milieu collégial de la SODEC au primaire et secondaire. Ainsi, nous favoriserions la formation des «consommateurs de demain» de notre culture.

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B.2  Investir l’espace culturel global avec des contenus québécois

En résumé : Faire rayonner notre culture; le numérique permet l’ingéniosité face à la forte concurrence de pays comme les États-Unis ou la France. Soutenir la diffusion en ligne des contenus culturels, notamment au Répertoire du patrimoine culturel du Québec et à la plateforme Web de diffusion culturelle de Télé-Québec. Soutenir la diffusion Web en direct d’événements culturels. Soutenir l’agrégation et la distribution de la production culturelle. Favorise la diffusion à l’aide d’une stratégie globale d’approvisionnement.

Suggestion : Financer les projets culturels en fonction de leur mise à disposition et leur accessibilité. Exiger que les contenus subventionnés soit publiés par le biais d’une «arrière-boutique culturelle» nationale, permettant à la fois d’archiver la culture en temps réel, de la rendre interopérable et de la livrer à des vitrines marchandes.

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B.3  Encourager la collaboration entre les acteurs d’une chaîne plus intégrée

En résumé : Favoriser le dialogue, la reconnaissance des savoir-faire et la concertation. Stimuler des projets collaboratifs plutôt que concurrentiels. Adapter le financement des diverses étapes de la création, de la production, de la diffusion et de la conservation de la culture. Fédérer et intégrer les fonctions culturelles pour créer des initiatives numériques rassembleuses dans différents secteurs d’activité.

Suggestions : Créer de nouveaux programmes d’Aide à la synergie, gérés au cas par cas, ouverts en tout temps. Bonifier de 1% toute subvention accordée à un utilisateur qui s’engage à divulguer publiquement les détails de son plan de commercialisation, puis les résultats obtenus. «1% de plus, au profit des 99% autres»… quel beau slogan dans une campagne électorale ! À terme, l’octroi de toute subvention publique sans que son parachèvement ne soit rendu public, devrait être banni.

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C.1  Adapter les outils publics d’intervention

En résumé : Adapter la réalité légale en fonction de la réalité du numérique. Créer une veille d’analyse stratégique permanente.

Suggestion : Pour éviter les Icebergs en cours de route, il est nécessaire de mettre en place un Comité Consultatif Numérique de la Culture ayant pour mandat d’observer les tendances de consommation de la culture et de porter des recommandations «pro-actives» pour éviter toute crise industrielle.

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C.2  Assurer des conditions d’exercice adaptées pour l’ensemble des milieux

En résumé : Encourager des modèles économiques numériques équitables et financièrement profitables pour tous ceux qui y contribuent. Favoriser le développement des compétences numériques et le rehaussement des infrastructures d’accès au contenu numérique (accès Internet à haute débit). Créer un Chantier sur le droit d’auteur. Forums pour explorer les solutions visant au respect du droit d’auteur en matière de diffusion dans l’univers numérique. Soutenir la mise à niveau des équipements des lieux culturels et leur connectivité (ce qui a déjà été entamé). Appuyer le renouvellement continu de la compétence des milieux culturels.

Suggestion : Éviter de tomber dans le piège facile de l’investissement sur les infrastructures; l’importance réelle, c’est la formation du consommateur de culture de demain. Exiger la transparence auprès de tout prestataire de subventions; explorer les solutions visant à adapter le droit d’auteur actuel à l’univers numérique, plutôt que l’inverse.

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C.3  Favoriser une culture numérique contribuant à l’économie du savoir

En résumé : Données ouvertes. Transparence. Développer une économie du savoir fondée sur la créativité, les habiletés et les connaissances de la population. Offrir des outils de médiation éducative et des espaces virtuels de regroupement d’intérêts et d’expression citoyenne.

Suggestion : Encourager, voire «forcer», la création de plateformes d’échanges et de discussions entre chacun des intervenants qui représentent un «cloché» dans un secteur culturelle. Le milieu de la musique étant hautement complexe, une intervention divine du Ministère de la culture sera assurément nécessaire. De plus, la relecture du rapport Gautrin demeure inspirante pour développer l’économie du savoir.

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739 personnes ont réfléchi au virage numérique en culture

Voici plus bas la liste des 739 personnes issues de différents milieux culturels qui ont été consultées sur l’avenir de la culture québécoise à l’ère numérique, dans le cadre de forums et comités sectoriels. Ce grand «Pow Pow» de réflexion a été commandé à l’automne 2010 par Christine St-Pierre, à l’époque ministre québécoise responsable de la culture. Ces travaux ont conduit à 57 recommandations :

Aaron Pollard, Aimé Dontigny, Aimée Dandois Paradis, Aimée Lévesque, Alain Chartrand, Alain Dancyger, Alain Depocas, Alain Filion, Alain Massé, Alain Mongeau, Alain Paré, Alain Pelletier, Alain Thibault, Alan Côté, Alexandre Burton, Alexandre Castonguay, Alexandre Désilets, Alexandre Quessy, Alexis Bellavance, Aline Apostolska, Alix Laurent, Amber Berson, Ana-Laura Baz, André Boileau, André Brunet, André Cayer, André Girard, André Houle, André Racette, Andréanne Béland, Andrée A. Michaud, Andrée Duchaine, Andrée Lacelle, Andrée Laurier, Andrée Saint-Georges, Anik April, Anna Fayonna, Anne Brigitte Renaud, Anne Paré, Anne-Laure Mathieu, Anne-Marie Gill, Anne-Marie Jean, Annick Nantel, Annie Chénier, Annie Derome, Annie Provencher, Annie Tremblay, Anthony Hémond, Antoine Chaudron, Anton Cozzolino, Antonio D’Alfonso, Ariane Labonté, Arlette Pilote, Arturo Mariani, Barbara Shrier, Bastien Gilbert, Benoit Allaire, Benoit Descoteaux, Benoit Labbé, Benoît Prieur, Benoit Vermeulen, Bernadette Payeur, Bernard Claret, Bernard Crustin, Bernard Gilbert, Berri Richard Bergeron, Bertrand Gauthier, Bertrand Laverdure, Bianca Drapeau, Blaise Renaud, Brigitte Doucet, Bruno Andrus, Camille Deslauriers, Carl Aksynczak, Carl-Frédéric De Celles, Carole Boucher, Carole Boudreault, Carole David, Carole Nadeau, Carole Payen, Caroline Dufour, Caroline Fortin, Caroline Masse, Caroline Salaün, Caroline Smith, Carolle Brabant, Carolyn Marie Souaid, Catherine Beauchamp, Catherine Béchard, Catherine Boucher, Catherine Loumède, Catherine Viau, Céline Bouré, Céline Marcotte, Chantal Bergeron, Chantal Boulanger, Chantal Bowen (Caroline Fortier), Chantal Drouin, Chantal Dumas, Chantal Neveu, Charles Bélanger, Charles Sagalane, Charles Tremblay, Charles-Olivier Roy, Charlotte Panaccio, Chélanie Blandin-Quintin, Chloé Poirier Sauvé, Christian Laforce, Christian Liboiron, Christian Noël, Christian O’Leary, Christian Poulin, Christiane Desjardins, Christiane Gagnon, Christine Bouchard, Christine Curnillon, Christine Dancause, Christine Falco, Christine Germain, Christopher Larkosh, Christopher Salter, Claire Dion, Claire Gignac, Claire Samson, Claire Vigneau, Claude Beausoleil, Claude Bédardlanger, Claude Bélanger, Claude Benoît, Claude Brunet, Claude Fabrice Umuhoza, Claude Goyette, Claude Larivée, Claude Lévis, Claude Sabourin, Claude Vaillancourt, Claudia Arsenault, Claudie Lévesque, Claudine Hubert, Clément Laberge, Cléo Palacio-Quintin, Clothilde Cardinal, Colette Bazinet, Colette Brouillé, D. Kimm, Damien Charriéras, Daniel Canty, Daniel Cloutier, Daniel Danis, Daniel Jolliffe, Daniel Sernine, Danièle Racine, Danièle Simpson (Stanley Péan), Danielle Beauchemin, Danielle Brabant, Danielle Demers, Danielle Dubé, Danielle Dussault, Danielle Fecteau, Danielle Leblanc, Danielle Sauvage, Danielle Simpson, Danyelle Morin, David Bernard Blanchet, David Heurtel, David Homel, David Johnston, Denis Poulin, Denis Roy, Denis Wolff, Denise Desautels, Denyse Galarneau, Diane Boucher, Diane Régimbald, Diane Tremblay, Dominic Trudel, Dominique Fontaine, Dominique Garon, Dominique Jutras, Dominique Lebeau, Dominique Lemieux, Dulcinée Langfelder, Eileen Lohka, Eli Bissonnette, Éliane Ellbogen, Elias Letelier, Élisabeth Vonarburg, Élise Bourque, Élizabeth Robert, Élodie Malroux, Elsie Suréna, Émile Morin, Émilie Boudrias, Émilie Delvoye, Émilie Proulx, Emilio Francescucci, Emmanuel Madan, Emmanuelle Raynauld, Éric Fournier, Éric Gingras, Éric Létourneau, Éric Lord, Eric Mattson, Éric Théroux, Estelle Cambe, Esther Charron, Ève Simard-Meighen, Evelyne Boudreau, Évelyne Boudreau, Evelyne Chagnon, Évelyne Chagnon, Fabrice Montal, Felicia Mihali, Fernand Belisle, Fortner Anderson, Francçoise Jean, France Boucher (Charles Bélanger), France Lafleur, Francine Bergeron, Francine Gagné, Francine Tousignant, Francis Farley-Chénier, Francis Farley-Chevrier, Francis Pedneault, François Bédard, François Boulet, François Côté, Francois Ferland, François Garneau, François Lajeunesse, François Levrel, François Macerola, François Marchal, François Nadeau, François Quévillon, François Richer, François Vallée, Françoise Jean, Franklyne Prévost, Frédéric Brisson, Frédérick Cusson, Gaétan Gosselin, Gaëtan Gosselin, Gaëtan Lévesque, Gaétan Patenaude, Gaston Bellemare, Gaston Therrien, Geneviève Béliveau-Paquin, Geneviève Bernier, Geneviève Lefèbvre, Geneviève Picard, Geneviève Toupin, Geoff Agombar, Georges Beaulieu, Georges Tremblay, Gérald Tremblay, Ghislaine Bourcier, Gilbert Ouellette, Gilles Arteau, Gilles Corbeil, Gilles Herman, Gilles Prince, Gilles Simard, Gilles Valiquette, Ginette Lepage, Ginette Richard, Gisèle Côté, Gisèle Trudel, Guillaume Aniorté, Guillaume Boudreault-Monty, Guillaume Déziel, Guillaume Lafleur, Guillaume Savard, Guy Berthiaume, Guy Jean, Guy Rodgers, Guylaine Cyr, Gynette Mercier, Hamidou Savadogo, Harold Gendron, Hélène de Carufel, Hélène Harbec, Hélène Laliberté, Hélène LaRoche, Hélène Messier, Hélène Monette, Hervé Fischer, Hugo Delaney (Ben Marc Diendéré), Hugo Nadeau, Isabel Dos Santos, Isabelle Bozzini, Isabelle Charuest, Isabelle Courteau, Isabelle Dea, Isabelle Gabolde, Isabelle Gagnon, Isabelle Gaudet-Labine, Isabelle Gilbert, Isabelle L’Italien, Isabelle Melançon, Isabelle Riendeau, Isabelle Van Grimde, Jack Robitaille, Jacquelin Bouchard, Jacques Falquet, Jacques Fournier, Jacques K. Primeau, Jacques Rochefort, Jason Arsenault, Jean Asselin, Jean Christian Céré, Jean Dubois, Jean Fortin, Jean François Bernier, Jean Gagnon, Jean Lalonde, Jean Leclair, Jean Pettigrew, Jean Pronovost, Jean Ranger, Jean Sioui, Jean-Ambroise Vesac, Jean-Christian Aubry, Jean-Christian Céré, Jean-Claude Barey, Jean-Claude Corbeil, Jean-François Beaulieu, Jean-François Côté, Jean-François Denis, Jean-François Gayrard, Jean-François Poupart, Jean-Guy Rens, Jean-Jacques Dugas, Jean-Louis Fontaine, Jean-Luc Boutin, Jean-Marc Beausoleil, Jean-Marc La Frenière, Jean-Marc Massie, Jean-Paul Fourmentraux, Jean-Philippe Normandeau, Jean-Pierre Bédard, Jean-Robert Bisaillon, Jean-Rock Marcotte, Jean-Yves Fréchette, Jeanne Gagnon, Jeannette Charland, Jérémie Niel, Jericho Gaël Jeudy, Joannie Leroux-Côté, Jocelyn Bérubé, Jocelyn Deschênes, Jocelyn Fiset, Jocelyn Robert, Joelle Constant, Johanne Girard, Johanne Lalonde, Jonathan Villeneuve, José Acquelin, Josée Laflamme, Joujou Turenne, Julie Dufresne, Julie Duhaime, Julie Gauthier, Julie Labonté, Julie Maltais, Julie Patry, Julie René, Julien Aidelbaum, Julien Roussin Côté, Karine Gibouleau, Karine Vachon, Karoline Georges, Kateri Lemmens, Katherine Jerkovic, Katia Grubisic, Katia Stockman, Katy Roy, Kim McGraw, Kim Thuy, Lauraine André G., Lauraine André-G, Lauraine Montreuil, LauraJeanne Lefave, Laurent Cacciatore, Laurent Craste, Laurent Poliquin, Laurent Simon, Linda Leith, Line Nault, Lionel Navarro, Lise Gagnon, Lise Lachance, Lise Richard, Liza Harkiolakis, Lorella Albenavoli, Lorraine Hébert, Louis Babin, Louis Caron, Louis Carrière, Louis Landry, Louis Rastelli, Louis Vallée, Louis-Martin Charest, Louise Boucher, Louise Chamberland, Louise Chapados, Louise Desjardins, Louise Dupré, Louise Lemieux-Bérubé, Louise Poissan, Louise Poissant, Louise Poulin, Louise Richer, Louise Roussel, Louise Simard, Louiselle Roy, Luc Bilodeau, Luc Bourdon, Luc Courchesne, Luc Fortin, Luc Lafontaine, Lucie Lachapelle, Lucien Frenette, Lucille Demers, Lucille Veilleux, Lyette Bouchard, Lynda Dion, Lynda Thalie, Lyne Lanthier, Lynn Hughes, Lysanne Thibodeau, Madeleine Perron, Mahigan Lepage, Manon de Pauw, Manon Limoges, Manon Plouffe, Manuel Chantre, Marc Beaudet, Marc Boivin, Marc Côté, Marc Drouin, Marc Laberge, Marc Lalonde, Marc Ménard, Marcel Debel, Marcel Venne, Marco Lavoie, Marianne Thibeault, Marie Chouinard, Marie Clark, Marie Collin, Marie Daveluy, Marie Fraser, Marie Roberge, Marie-Andrée Lamontagne, Marie-Chantal Leclair, Marie-Chantal Leclerc, Marie-Christiane Mathieu, Marie-Christine Dufour, Marie-Christine Picard, Marie-Claude Roulez, Marie-Claude Verdier, Marie-Ève Gagnon, Marie-Ève Vézina, Marie-France Beaudry, Marie-France Lévesque, Marie-Hélène Paradis, Marie-Hélène Parant, Marie-Josée Beaubien, Marie-Louise Nadeau, Marie-Michèle Cron, Marie-Pierre Dolbec, Marilène Gill, Marilyn Burgess, Mario Chenart, Mario Gauthier, Mario Huard, Mario Labbé, Mario Rodrigue, Marjolaine Bouchard, Martin Céré, Martin Kusch, Martin Messier, Martin Picard, Martin Pontbriand, Martin Rodolphe Villeneuve, Martin Roy, Martin Saintonge, Martin Walker, Martine Époque, Martine Lacasse, Martine Lévesque, Maryse Boulianne, Mathieu Beauséjour, Mathieu Lippé, Matthieu Dugal, Matthieu Stréliski, Maurice Prud’homme, Maxianne Berger, Maxime Damecour, Mélanie Vincelette, Mercier Denis, Michel Beauchemin, Michel Côté, Michel Desjardins, Michel G. Desjardins, Michel Lefebvre, Michel Lemieux, Michel Nadeau, Michel-Marie Bellemare, Michel-Rémi Lafond, Michèle Fortin, Micheline Bouchard, Micheline Morisset, Michelle Corbeil, Mireille Gagné, Mireille Noël, Mireille Tremblay, Miriam Ginestier, Mona Hakim, Monique Beauregard, Monique Moumblow, Monique Proulx, Monique Régimbald-Zeiber, Monique Savoie, Mouna Andraos, Mylène Choquette, Mylène Cyr, Mylène Palardy, Myreille Bédard, Myriam Côté, Nadia Ghalem, Nadia Nadège, Nadine St-Louis, Naïla Drapeau, Najoua Kooli, Nancy Laferrière, Nathalie Bachand, Nathalie Carrière, Nathalie Derôme, Nathalie Leduc, Nathalie Roy, Nathalie Watanabe, Neil Bissoondath, Nelly-Ève Rajotte, Nelson Henricks, Nicholas Pitre, Nicolas Langelier, Nicolas Reeves, Nicolas Rochette, Nicolas Tremblay, Nicole Brossard, Nicole Gingras, Nicole St-Jean, Nicolette Hazewinkle, Normand Brissette, Normand Toupin, Olivier Choinière, Ozdemir Ergin, Pascale Ferland, Pascale Girardin, Pascale Malaterre, Patrice Aubertin, Patrice Giroux, Patricia Nadeau, Patrick M. Lozeau, Patrick Roy, Patrick Valiquet, Patti Schmidt, Paul Bélanger, Paul Cargnello, Paul Savoie, Paul St-Laurent, Paule Beaudry, Paule-Andrée Cassidy , Pauline Vincent, Peter Dubé, Phil Comeau, Philippe Arpin, Philippe Gaudreault, Philippe Lamarre, Philippe Laperle, Philippe Lapointe, Philippe Leroux, Philippe Sauvé, Picard Martin, Pierre  Mino, Pierre Allard, Pierre Blache, Pierre Blanchet, Pierre Dufour, Pierre Gariépy, Pierre Jolicoeur, Pierre Lachance, Pierre Laliberté, Pierre Lavoie, Pierre Lévesque, Pierre Luc Durand, Pierre Marchand, Pierre Milot, Pierre Mino, Pierre Moreau, Pierre Proulx, Pierre Raymond, Pierre Rodrigue, Pierre Saint-Amand, Pierre Samson, Pierre St-Amand, Pierre Trudel, Pierre-Alain Cotnoir, Pierrette Gingras, Raymond Aubin, Raymond Cloutier, Raymond Legault, Réal Gauthier, Reggi Ettore, Réjane Bougé, Réjean Perron, Rémi Chiasson-Villeneuve, René Audet, René Barsalo, René Khayat, Richard Bégin, Richard Bélanger, Richard Piquet, Richard Prieur, Richard Speer, Robert Faguy, Robert Ladouceur, Robert Léger, Robert Leroux, Robert Payant, Robert Pilon, Robert Proulx, Robert Soulières, Robin Dupuis, Ronald Larocque, Rosette Pipar, Rosta Gayino, Sabine Mekki, Sam Berliner, Sam De Champlain, Sandeep Bhagwati, Sandy Boutin, Sarah Laliberté, Sébastien Cliche, Sébastien Nasra, Ségolène Roederer, Serge Carrier, Serge Demers, Serge Lacasse, Serge Patrice Thibodeau, Serge Théroux, Serge Thibodeau, Séverine Joly, Simon Drouin, Simon Dumas, Simon Olivier Fecteau, Sofian Aubry, Solange Drouin, Solange Morissette, Sonia Anguelova, Sonia Paquet, Sonia Péguin, Sophie Bégin, Sophie Galipeau, Sophie Le-Phat Hô, Sophie Montreuil, Sophie Préfontaine, Sophie-Isabelle Lesage, Stéphan La Roche, Stéphane Cardin, Stéphane Gilker, Stéphane Labbé, Stéphane Lavoie, Stéphane Lépine, Stéphane Roy, Stéphanie Bénéteau, Stéphanie Gagnon, Stéphanie Jasmin, Steve Heimbecker, Suzanne Aubry, Suzanne Gobeille, Suzanne Guèvremont, Suzanne Laverdière, Suzanne Leclerc, Suzanne Pouliot, Suzanne Samson, Sylvain Campeau, Sylvain Carle, Sylvain Pohu, Sylvette Babin, Sylvie Barcelo, Sylvie Bond, Sylvie Desrosiers, Sylvie Fournier, Sylvie Gamache, Sylvie Gilbert, Sylvie Lacerte, Sylvie Lachance, Sylvie Luce Bergeron, Sylvie Massicottte, Sylvie Parent, Sylvie Poirier, Sylvie Raymond, Thérèse Boutin, Thierry Leuzy, Thomas McIntosh, Tim Brady, Tom Perlmutter, Ugo Monticone, Ulysse Saint-Jean, Ute Wolf, Valeria Moro, Valérie Forgues, Véronique Marino, Véronique Martel, Virginie Belhumeur, William St-Hilaire, Yann Perreau, Yannick B. Gélinas, Yannick Thibault, Yolaine Carrier, Yolande Cloutier, Yolande Racine, Yolande Villemaire, Yudi Sewraj, Yvan Bienvenue, Yvan Gauthier, Yves Doyon, Yves Dubé, Yves Jubinville, Yves Légaré, Yves Louis-Seize, Yves Robitaille, Yves Rocray, Yves Simoneau, Yvon Bergeron, Yvon Paré.

CwF + RtB = $$$$

En 2009, Michael Masnik nous arrivait avec la formule CwF + RtB = $$$$, se voulant être le fil conducteur, voire le mantra (!), sur lequel s’est fondée toute la mise en marché de Trent Reznor (Nine Inch Nails).

Tout au long de sa passionnante étude de cas présentée en 15 minutes au Midem 2009, Masnik en arrivait à la conclusion que, dans toutes ses activités, Reznor s’était d’abord soucié de se connecter avec ses Fans pour entretenir une relation et leur donner de bonnes raisons d’acheter. De fait, la formule «Connect with Fans (CwF) + Reason to Buy (RtB) = The Business Model» résume en tout point les différentes opérations de mise en marché de Trent Reznor.

Image by Guillaume Déziel under license Creative commons «BY» - CC BY

Image by Guillaume Déziel under a Creative Commons license «BY» [CC BY]

Je vous invite à voir cette vidéo culte ci-dessous où Mike Masnik démontre avec brio et dynamisme à quel point la formule CwF + RtB = $$$$ est au coeur des nouveaux modèles d’affaires d’aujourd’hui. 5 ans plus tard, cette formule à mon avis tient encore et toujours la route et nous conduit tout droit vers l’avenir.

Culture : Voir venir les Icebergs

Dans mon univers, celui de la musique, il me semble évidement que le changement s’opère constamment, sans répit, depuis un bon bout de temps…. Depuis Napster (en 1999), depuis iTunes (en 2001), depuis Myspace (en 2003), depuis Facebook (en 2004), depuis Youtube (en 2005), depuis Spotify (en 2006), depuis Soundcloud, depuis Bandcamp (en 2007), depuis Deezer (en 2007), Last.fm (en 2008) et Rdio (en 2010), une seule constante persiste : la technologie se révolutionne année après année et les modèles d’affaires qui s’y rattachent s’imposent et deviennent sournoisement les nouvelles normes.

On remarque qu’entre 1998 et 2010, il est apparu autant de plateformes et d’outils en ligne que de nouveaux modèles d’affaires. 12 ans dans le milieu technologique, c’est la période nécessaire pour que l’ingéniosité révolutionne complètement celle d’avant. À preuve : il n’est plus question aujourd’hui de télécharger un mp3 (donc de posséder), tel n’est plus l’enjeu; il est plutôt question d’accéder à 25 millions de chansons en ligne, à souhait, pour moins cher mensuellement que l’achat d’un album complet sur iTunes.

Qui aurait cru que Netflix (lancé en 1998) ferait s’effondrer l’industrie de la location de films vidéos et, à terme, la consommation du cinéma en salle? Pourtant, personne n’avait vu cela venir… personne en l’an 2000 n’avait imaginé que ce modèle, celui fondé sur l’accès au contenu par abonnement, deviendrait LE modèle d’aujourd’hui en musique, ce au détriment des revenus des créateurs et producteurs de contenus.

Or, pour éviter d’être à la remorque de la technologie, en tant que société, on doit constamment demeurer aux aguets des tendances et appréhender où elles nous mènent. Et comme la plupart de mes collègues dans l’industrie de la musique ont vu leurs revenus «fondre comme neige au soleil» depuis Napster, tout le monde pédale pour survivre. Pas de place pour penser à long terme. De moins en moins de temps pour s’attarder aux enjeux de demain, surtout. Règle générale, dans cette industrie, on se demande souvent plus si notre entreprise aura les moyens de subvenir aux prochains cycles de payes qu’on ne puisse s’imaginer quelle sera la prochaine «patente», the Next Big Thing, qui aura définitivement un impact (positif ou négatif) sur nos modèles d’affaires.

Voilà donc pourquoi il est vital que le Ministère de la culture, conjointement avec la CALQ et la SODEC, mettent sur pied une Vigie sur la culture et le numérique constituée de professionnels issus de plusieurs milieux (voir en détail la proposition de musiQCnumeriQC) qui aurait pour tâches de :

  • sonder en temps réel les opinions et les besoins des intervenants culturels ;
  • déterminer le processus et les règles de consultation ;
  • identifier des indicateurs clairs et pertinents pour mesurer l’atteinte des objectifs.
Lookout boy aloft, by Harrison Weir

Lookout boy aloft, by Harrison Weir

Un peu comme le bonhomme qui monte tout en haut du mât d’un bateau pour sonder l’horizon et prévenir le capitaine lorsqu’il y a un «Iceberg droit devant», une telle vigie devient déterminante pour nous aider collectivement à naviguer au travers des bouleversements numériques.

Quel impact aura l’imprimante 3D dans la création d’oeuvres d’art? C’est le genre de question à laquelle je ne répondrai pas ici… Mais à laquelle on se doit de répondre, collectivement, en tant que société.

Une vigie numérique permanente

Pour éviter des crises cycliques dans le milieu culturel québécois, le groupe de réflexion musiQCnumeriQC recommande au Ministère de la culture, en collaboration avec le CALQ et la SODEC, de créer un Comité consultatif numérique de la culture, ainsi qu’une Autorité du numérique permanente (interministérielle). Ce texte est tiré du document «Le virage numérique au Québec (Secteur musique) : Recommandations en 6 thématiques».

Nous recommandons de créer un comité consultatif (Comité Consultatif Numérique de la Culture ou CCNC) intégrant des créateurs, des travailleurs indépendants et des acteurs innovants du milieu culturel québécois. Le CCNC aurait comme objectif de conseiller les représentants politiques et administratifs de l’état, afin de soutenir la création et la diffusion de la culture numérique (au sens large ; pas seulement en musique).

Les principales tâches du CCNC seraient de :

  • sonder en temps réel les opinions et les besoins des intervenants culturels ;
  • déterminer le processus et les règles de consultation ;
  • identifier des indicateurs clairs et pertinents pour mesurer l’atteinte des objectifs.

Le CCNC à géométrie variable sera composé de volontaires issus des différents secteurs culturels qui participeront occasionnellement selon les thèmes et enjeux. Le gestionnaire du CCNC aura le devoir d’assurer un accès à tous et de prendre soin de ne pas concentrer le pouvoir dans les mains d’un nombre restreint d’individus ou de lobbys. Nous suggérons qu’un fonctionnaire (poste permanent) aux compétences établies en assure la gestion avec l’objectif de poursuivre le travail de consultation déjà amorcé. Les travaux du CCNC rendront la prise de décision plus facile et transparente.

Vigie-Numerique-Quebec-APN-CCNC

Établir une structure de gouvernance exécutive

Nous recommandons que soit constituée une Autorité du Numérique Permanente (ANP) dont le mandat serait l’application des recommandations [...] des politiques sur lesquelles se serait préalablement entendu le CCNC. Sous la direction du CCNC, l’ANP veillerait à la bonne marche d’un futur plan numérique de la culture du Québec. Celle-ci aurait le rôle de susciter la concertation entre les différentes industries et les différents ministères, incluant les travailleurs indépendants, et de favoriser l’innovation au sein des organisations culturelles.

⬇ Téléchargez l’intégrale du document «Le virage numérique au Québec (Secteur musique) : Recommandations en 6 thématiques».

Misteur Valaire Symphonique

Église Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Cette photo sous licence Creative Commons BY-SA. Détails d’utilisation plus bas*

Le 2 octobre prochain, dans la majestueuse Église Saint-Jean-Baptiste, située rue Rachel à Montréal, l’Orchestre Métropolitain et son dynamique chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin présenteront un spectacle unique en collaboration avec Misteur Valaire.

Pour fêter sa dixième année d’existence, Misteur Valaire a choisi de souligner l’événement s’associant à l’Orchestre Métropolitain et à son chef pour préparer un spectacle hors du commun. Le concept sera particulièrement novateur, puisqu’il unira les 5 musiciens du groupe aux 56 autres musiciens de l’Orchestre Métropolitain.

Cette expérience sera à la portée de tous, le 2 octobre prochain, dans l’antre de la magnifique Église Saint-Jean-Baptise, lieu culte où l’acoustique s’avère remarquable. La programmation complète de l’Orchestre Métropolitain sera dévoilée ce lundi 31 mars à 16 h, à L’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme. Les billets seront en vente dès le 1er avril au mv.mu/symphonique.

Une soirée où l’oeuvre devient vedette

L’arrangeur et orchestrateur Olivier Hébert a reçu la commande de sélectionner quelques oeuvres du répertoire du groupe électro et de les adapter pour un orchestre symphonique. Ainsi, des oeuvres des trois premiers albums Mr. Brian,  Friterday Night, Golden Bombay et du plus récent opus Bellevue, seront revues, retouchées et préparées à point pour cette soirée atypique. Plutôt que l’Orchestre Métropolitain ait un rôle d’accompagnateur du groupe, où les 5 musiciens de MV deviendront partie intégrante de l’Orchestre et interviendront à tour de rôle au fil des pièces. Autant que possible, les effets et arrangements électros des chansons originales seront reproduits par les instrumentistes : l’écho laissera sa place au contrepoint; le grésillement électrique des synthés sera occulté par les cordes grinçantes.

Démocratiser la musique orchestrale

Ayant à coeur de rendre le monde de la musique symphonique plus accessible aux jeunes d’aujourd’hui, l’Orchestre Métropolitain et Yannick Nézet-Séguin voient en cette collaboration avec Misteur Valaire la possibilité de faire découvrir aux nouvelles générations l’univers et le son unique du monde orchestral, dans un contexte électroacoustique. Cette association avec Misteur Valaire étendra cet univers à de nouveaux publics. Cette initiative répond parfaitement à la mission d’éducation et de démocratisation de l’Orchestre Métropolitain.

yns« Nous travaillons à ce projet depuis près de trois ans. Je tenais à le faire et je suis plus qu’heureux qu’il puisse enfin se concrétiser »

- Yannick Nézet-Séguin.

 


* Crédits photos :

Licence Creative Commons

 

Église Saint-Jean-Baptiste de Montréal de Guillaume Déziel est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://guillaumedeziel.com/contact/.

La gérance de Misteur Valaire change de main

Misteur Valaire et ses associés ont récemment pris la décision de mettre entre les mains de Iguana Management la gérance de la carrière du groupe de musique. Devant la croissance grandissante et la complexité de la carrière internationale du quintet, il devenait impératif de fragmenter et déléguer davantage les différents champs d’activités.

Ainsi, après plusieurs années aux côté de Misteur Valaire en tant que gérant et éditeur, Guillaume Déziel, demeurera associé du groupe et concentrera ses activités sur le développement des éditions, du studio d’enregistrement et de la maison de production de Mr. Label. En parallèle, l’équipe de Iguana Management (Half Moon Run, Caracol, Phantogram), avec Franz Schuller en tête, assurera la gérance et le développement international du groupe.

Ce remaniement a pour objectif d’assurer une croissance supplémentaire à Mr. Label, cette entreprise comptant 7 actionnaires dont les 5 musiciens de MV. Déjà, en quatre ans seulement, Mr. Label a répondu à plus de 200 demandes d’utilisation pour les chansons de Misteur Valaire, Qualité Motel, Beat Market et autres collaborateurs. Devant cette demande croissante provenant des milieux de la publicité, du cinéma et des émissions télés et radios, les actionnaires de Mr. Label ont donc choisi de porter une attention toute particulière au développement de son studio et de son département d’éditions.

Le Studio Mr. Label

Dans cet optique, la famille de Mr. Label grandit davantage et a accueille Louis-Joseph Cliche et Maxime Bellavance (Beat Market), Camille Poliquin, Étienne Dupuis-Cloutier, Loïc Thériault et Nicolas Dupuis (Anomalie) au rang de ses artistes collaborateurs. En plus d’enregistrer la musique de Misteur Valaire, le Studio Mr. Label trouve donc une vocation supplémentaire : faire de la musique sur commande, selon les spécifications précises de ses clients. Offrant toute une palette de sonorité, le Studio Mr. Label propose désormais beaucoup plus que le son unique de Misteur Valaire : un son versatile issu d’une équipe de créateurs diversifiés et talentueux; un guichet unique pour libérer facilement tous les droits nécessaires en quelques minutes.

Découvrez le tout nouveau demo reel du Studio de Mr. Label présentant quelques placements de musiques existantes et de commandes composées sur mesure pour, entre autres, les clients suivants : Salvail (thème d’ouverture), WIXX.ca / Cossette, Vallée Duhamel (demo reel), Le Confessionnal (Davaï), Moores, Radio-Canada (auto-promo), L’Aubainerie (Imago), CISM (Indicatif), Telus / Taxi (reprise en collaboration avec Yann Perreau), Bazzo Bazzo (thème de La Liste et La une qui tue), L’Off-Court de Trouville (trailer), C’est pas trop tôt! / Radio-Canada (avec Marie-France Bazzo), Over My Dead Body / Brigitte Poupart (film sur Dave St-Pierre), La Sagrada Familia / Moment Factory (trame sonore).

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RSVP : Portes ouvertes au Studio Mr. Label réservée aux «créatifs» des agences et médias

Les créatifs oeuvrant dans le monde de la publicité, du cinéma et des émissions télés / radios sont conviés à une soirée portes ouvertes au Studio Mr. Label, ce 12 mars prochain. Sur réservation seulement; soirée uniquement réservée aux professionnels créatifs (ex.: réalisation, montage, production aux contenus et direction artistique des agences de publicité, boîtes de films et médias). Les artistes collaborateurs du Studio, dont les gars de Misteur Valaire et Beat Market, seront présents pour discuter et présenter leur travail accompli et à venir.

Arrière-boutique d’offre légale de paroles

APEM - Fonctionnement ÉvangelineLa semaine dernière, l’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM), lançait la plateforme Évangeline (evangeline.apem.ca), destinée à mettre à disposition légalement les paroles des chansons de notre répertoire culturel québécois. Sans intervenir dans la partie «exploitation» des chansons, cette plateforme se veut un endroit où se concentrera à terme toute l’offre légale des paroles de nos airs bien connus.

Ainsi, des sites comme le Répertoire des artistes québécois, Chanson du QuébecLa Boîte à Chansons ou 01 Annonces Classées pourront désormais présenter légalement des paroles de chansons, en prenant entente avec la plateforme Évangéline. Jusqu’à tout récemment, la majeure partie des sites présentant des paroles le faisaient sans demander la permission aux auteurs et éditeurs des chansons. Ces sites exploitent donc des oeuvres protégées par le © droit d’auteur pour générer du trafic et empocher des revenu$ publicitaire$.

D’un point de vue SEO (Search Engine Optimisation), il s’agit littéralement de «squatter» le travail d’auteurs pour attirer du trafic sur un site et générer des «pages vues» qui, elles, génèrent des revenus publicitaires par millier d’impressions (CPM). Dans l’exemple plus bas, on constate que les paroles de Patrick Normand protégées par le droit d’auteur servent directement à promouvoir les services de Lasik MD ou celui de Dev Art de Google. Il est à noter qu’Évangéline dans son modèle de fonctionnement prend exclusivement le droit d’exploitation des paroles auprès des ayant-droits (auteurs, éditeurs) pour les mettre à disposition d’exploitants, en négociant des conditions et tarifs d’utilisation.

Cette plateforme n’est pas sans rappeler une des recommandations du groupe musiQCnumériQC quant à la création d’une plateforme darrière-boutique pour la culture québécoise.

Voici un petit vidéo de présentation (réalisé par Dan Fumaria) qui illustre à merveille le fonctionnement d’Évangeline :

http://www.youtube.com/watch?v=s2kgobrQh14

Exemple où les paroles d’une chanson protégée par le droit d’auteur servent à vendre de la pub :

La Boîte à chansons - Partitions - paroles et accords

Projet de société : Plateforme d’arrière-boutique québécoise

Afin de garantir une pérennité des œuvres musicales numériques québécoises et d’éviter toute numérisation en double de ces œuvres, le groupe de réflexion musiQCnumeriQC propose que le gouvernement mette en place une plateforme de préservation des œuvres numériques et, ainsi, diminue le risque de pertes au fil du temps.

Plateforme d’arrière-boutique québécoise

Sous forme d’une arrière boutique (d’un entrepôt numérique), cette plateforme d’état (en format Open Source) permettrait à tous les créateurs québécois d’œuvres musicales de téléverser une copie dans sa plus haute résolution. L’industrie pourrait accéder à cette base de données dans le but de créer diverses offres commerciales (voir l’exemple de l’Entrepôt du livre numérique).

Schéma Arrière-boutique culturelle québécoise

Schéma Arrière-boutique culturelle québécoise

Le marché de la distribution musicale au Québec est dépendant d’intermédiaires non-québécois, comme, par exemple, iTunes. Il existe la possibilité d’agréger la culture musicale québécoise à l’aide d’une plateforme, comme la plateforme de l’ONF pour le film et le documentaire. Sur cette plateforme, le producteur de musique ou artiste est libre de déterminer le prix demandé pour ses oeuvres et de gérer ses campagnes lui-même. Cette plateforme répond implicitement, en temps réel, au besoin d’archivage de notre culture.

Elle facilitera aussi l’exportation des contenus musicaux québécois. Il est possible de faire des représentations auprès d’iTunes, pour forcer Apple à mieux référencer les oeuvres musicales québécoises lorsqu’un Québécois utilise leurs services. Une politique québécoise établissant les règles et procédures de numérisation devrait être mise en place. Elle devra respecter les standards internationaux optimaux (métadonnées, résolutions, formats, etc.) de façon à faciliter la documentation des œuvres musicales.

Par la suite, les œuvres musicales seraient automatiquement déclinées en différents formats par le système et mises à disposition du marché, en fonction de permissions d’accès prédéterminées par le créateur (ou son représentant), selon les paramètres suivants :

  1. Disposition légale de l’œuvre : Droit d’auteur, licences Creative Commons, domaine public (ou autres).
  2. Formats disponibles : ex.: streaming, wav, mp3 128 kbps, 320 kbps, flac, ogg, acc, mov, Windows Media et autres selon l’évolution des formats.
  3. Permission de distribution : territoires et entités de distribution dûment autorisés (ex. : The Orchard aux USA. ou Believe en France-Allemagne-Autriche-Suisse, etc.)
  4. Répartition des revenus de l’œuvre : Déclaration des clés de répartition entre auteurs, compositeurs, (co-)éditeurs et (co-)producteurs. Ces données seront synchronisées avec les sociétés de gestion (SOCAN, SOPROQ, SODRAC, etc.)

Les coûts liés à la numérisation, les licences d’utilisation de logiciels d’encodage propriétaires (exemple : le format MP3 est sous brevet au bénéfice de Alcatel-Lucent), l’hébergement des contenus (espace disque) et la bande passante (transfert) seraient défrayés par l’état (négociés en bloc auprès des fournisseurs de services logiciels et Internet). Un système de statistiques d’utilisation (L’Observatoire de la culture et des communications du Québec) deviendrait la référence industrielle (similaire à Soundscan, BDS). Le milieu privé (avant-boutiques) pourra, en vertu de ses ententes avec les créateurs (ou représentants autorisés), valoriser et monnayer les œuvres dans un contexte commercial de libre marché ; l’État québécois limiterait donc son intervention à l’arrière-boutique..

Extrait du document :

Le virage numérique au Québec – Secteur musique – Recommandations en 6 thématiques mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr).

Téléchargez et/ou signez ce document complet sur cette page : virage.musiqcnumeriqc.ca

Atelier sur l’Édition musicale à Sherbrooke

Jeudi le 6 mars prochain, j’aurai le plaisir d’être invité par le Conseil de la Culture de l’Estrie à présenter un atelier d’une journée complète sur l’Édition musicale. Soyez les bienvenus !

L’ÉDITION MUSICALE
Comment tirer profit de sa musique en la commercialisant
Jeudi 6 mars 2014, de 9 h 30 à 16 h 30
Maison des arts de la parole, 138, rue Wellington Nord, Sherbrooke, bureau 202 (2e étage)

>> ÉVÉNEMENT FACEBOOK

Composer de la musique et des paroles, c’est bien, mais en vivre, c’est mieux ! Cet atelier présentera les fondements de l’édition musicale afin de vous permettre de mieux comprendre comment augmenter la demande pour votre musique et en tirer profit. Un survol sur le droit d’auteur et ses pratiques commerciales vous permettra de découvrir toute l’étendue de cet univers méconnu des musiciens.

Clientèle visée : Les musiciens professionnels ou en voie de professionnalisation.
Dates : Jeudi 6 mars 2014, de 9 h 30 à 16 h 30
Lieu : Maison des arts de la parole, 138, rue Wellington Nord, Sherbrooke, bureau 202 (2e étage)
Coût : 45 $ (coût réel : 225 $)

Inscription : Pour vous inscrire, complétez le formulaire d’inscription. Faites-le parvenir accompagné de votre paiement complet au Conseil de la culture de l’Estrie, au 17 rue Belvédère Nord, Sherbrooke, J1H 4A7. Pour plus de renseignement : (819) 563-2744.

Notions couvertes par cet atelier :

En une seule journée d’atelier, vous serez en mesure de comprendre la différence entre un gérant et un éditeur, les tâches de l’éditeur, la création d’une oeuvre et son partage entre les créateurs (auteurs, compositeurs). Vous démystifierez le concept de clé de répartition et de part éditoriale. Vous en apprendrez plus sur le rôle du co-éditeur, du sous-éditeur et de l’administrateur d’édition. Vous survolerez les types d’ententes contractuelles entre éditeur et créateur : cession de droit, contrat de préférence, avances sur redevance, rétrocession des droits, etc…

Sans être un cour de droit, cet atelier explique les grandes lignes du droit d’auteur, sa durée et les sous-droits qu’il comporte (en ce qui concerne la musique) : droits moraux, droits patrimoniaux, droit d’exécution publique, droit de reproduction mécanique. Nous effleurerons les droits voisins réservés aux interprètes et producteurs. Les sociétés de gestion collective de droits telles que la SOCAN, la SODRAC, la SOPROQ et ARTISTI vous seront présentées, ainsi que les principaux syndicats tels que l’Union des Artistes et la Guilde des Musiciens.

Nous parcourrons aussi la notion de «domaine public», évalueront sa santé actuelle et son importance pour la créativité. Puis, nous découvrirons le Creative Commons, les motivations derrière de ce principe et les types de licences possibles en accord avec la réalité du Web 2.0.

Enfin, le droit de synchronisation sera décortiqué, particulièrement en déterminant la différence entre le droit reproduction de la bande maîtresse et celui de la reproduction mécanique. Pour mieux comprendre, des exemples pratiques fondés sur des cas existants seront présentés grâce à Youtube.

AVIS JURIDIQUE :
L’atelier «L’ÉDITION MUSICALE» présenté par Guillaume Déziel ne doit en aucun cas être interprété comme une série de conseils juridiques. Toute information transmise dans le cadre de cet atelier l’est fait à titre général et informatif. Veuillez consultez un avocat en propriété intellectuelle pour obtenir des avis juridiques spécifiques à votre situation.

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