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La Stratégie culturelle numérique de Kotto (pour les nuls)

Le 3 mars dernier, Maka Kotto, ministre sortant de la culture et des communications, dévoilait sa «Stratégie culturelle numérique québécoise» dont les détails peuvent être parcourus en ce document de 20 pages : Pour occuper l’espace numérique – Stratégie culturelle numérique du Québec (Mars 2014).

Comme 739 autres acteurs culturels, j’ai participé depuis 2011 aux longues réflexions et multiples échanges menant à cette stratégie. J’ai donc pris la peine de faire la lecture du document proposé par le ministre Kotto et de vous en résumer ici ses grandes lignes.

Ce document propose 9 objectifs que je résumerai simplement pour vous. Vous trouverez donc plus bas un sommaire de la stratégie proposée par Maka Kotto, accompagné de  mes suggestions complètes formulant des mesures concrètes, faciles à mettre en place et ne nécessitant aucune injection supplémentaire de fonds gouvernementaux.

A.1  Rendre disponible l’offre culturelle existante

En résumé : Convertir sur support numérique la multitude de contenus culturels québécois existants, dans des formats et selon les normes répondant aux impératifs d’interopérabilité. Procéder à la saisie numérique des collections, archives et autres contenus culturels québécois, notamment patrimoniaux.

Suggestion : Garantir une période d’exclusivité d’exploitation de 7 ans aux producteurs, période après laquelle la collectivité devrait avoir plein accès à sa culture, partout, dans tous les formats, dans tous les modèles d’affaires, sans exception. De fait, tous les contenus produits avant 2007 et ayant bénéficié de l’aide financière de l’État devraient être mis par décret gouvernemental sous licence Creative Commons BY-NC-SA et, ainsi, rendus accessibles à tous pour utilisation et partage individuel à des fins non-commerciales.

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A.2  Soutenir la création numérique originale

En résumé : Soutenir la création numérique originale dans toutes les disciplines, sur toutes les plateformes. Décloisonner les disciplines dans le cadre des programmes de subvention. Soutenir et encourager la création d’œuvres numériques inédites destinées aux plateformes numériques Web et mobiles, ainsi qu’aux écrans des espaces publics intérieurs ou extérieurs.

Suggestion : Remanier les subventions actuelles de manière à être plus généreux avec les producteurs et créateurs de contenus les plus permissifs avec la collectivité; en revanche, donner moins aux plus restrictifs.

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A.3  Favoriser les pratiques émergentes et inédites

En résumé : Encourager l’innovation en favorisant des partenariats croisés entre intervenants, les pôles d’expérimentation et les laboratoires de pointe; en stimulant de nouvelles formules d’usages et de services. Enrichir l’expérience culturelle et inciter la participation du citoyen à l’enrichissement des contenus. Se servir du numérique pour valoriser l’art non-numérique.

Suggestion : Ajouter la notion de «transparence» comme attitude exigée auprès de toute personne financée par l’État, tant dans les processus de création que dans les pratiques de mise en marché et de distribution.

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B.1  Intégrer les logiques émergentes de demande et de multiplication des accès

En résumé : Permettre aux citoyens de rencontrer la culture d’ici sous toutes ses formes. Rendre les contenus disponibles partout et en tout temps. Favoriser l’accès aux contenus culturels dans l’environnement mobile et par les médias sociaux. Assurer une présence des contenus culturels sur les vitrines existantes. Soutenir la valorisation des contenus dès leur création ou numérisation.

Suggestion : Investir sur l’infra-consommateur de culture plutôt que sur les infra-structures et le béton. Étendre le programme de Sensibilisation à la chanson et diffusion pour le milieu collégial de la SODEC au primaire et secondaire. Ainsi, nous favoriserions la formation des «consommateurs de demain» de notre culture.

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B.2  Investir l’espace culturel global avec des contenus québécois

En résumé : Faire rayonner notre culture; le numérique permet l’ingéniosité face à la forte concurrence de pays comme les États-Unis ou la France. Soutenir la diffusion en ligne des contenus culturels, notamment au Répertoire du patrimoine culturel du Québec et à la plateforme Web de diffusion culturelle de Télé-Québec. Soutenir la diffusion Web en direct d’événements culturels. Soutenir l’agrégation et la distribution de la production culturelle. Favorise la diffusion à l’aide d’une stratégie globale d’approvisionnement.

Suggestion : Financer les projets culturels en fonction de leur mise à disposition et leur accessibilité. Exiger que les contenus subventionnés soit publiés par le biais d’une «arrière-boutique culturelle» nationale, permettant à la fois d’archiver la culture en temps réel, de la rendre interopérable et de la livrer à des vitrines marchandes.

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B.3  Encourager la collaboration entre les acteurs d’une chaîne plus intégrée

En résumé : Favoriser le dialogue, la reconnaissance des savoir-faire et la concertation. Stimuler des projets collaboratifs plutôt que concurrentiels. Adapter le financement des diverses étapes de la création, de la production, de la diffusion et de la conservation de la culture. Fédérer et intégrer les fonctions culturelles pour créer des initiatives numériques rassembleuses dans différents secteurs d’activité.

Suggestions : Créer de nouveaux programmes d’Aide à la synergie, gérés au cas par cas, ouverts en tout temps. Bonifier de 1% toute subvention accordée à un utilisateur qui s’engage à divulguer publiquement les détails de son plan de commercialisation, puis les résultats obtenus. «1% de plus, au profit des 99% autres»… quel beau slogan dans une campagne électorale ! À terme, l’octroi de toute subvention publique sans que son parachèvement ne soit rendu public, devrait être banni.

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C.1  Adapter les outils publics d’intervention

En résumé : Adapter la réalité légale en fonction de la réalité du numérique. Créer une veille d’analyse stratégique permanente.

Suggestion : Pour éviter les Icebergs en cours de route, il est nécessaire de mettre en place un Comité Consultatif Numérique de la Culture ayant pour mandat d’observer les tendances de consommation de la culture et de porter des recommandations «pro-actives» pour éviter toute crise industrielle.

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C.2  Assurer des conditions d’exercice adaptées pour l’ensemble des milieux

En résumé : Encourager des modèles économiques numériques équitables et financièrement profitables pour tous ceux qui y contribuent. Favoriser le développement des compétences numériques et le rehaussement des infrastructures d’accès au contenu numérique (accès Internet à haute débit). Créer un Chantier sur le droit d’auteur. Forums pour explorer les solutions visant au respect du droit d’auteur en matière de diffusion dans l’univers numérique. Soutenir la mise à niveau des équipements des lieux culturels et leur connectivité (ce qui a déjà été entamé). Appuyer le renouvellement continu de la compétence des milieux culturels.

Suggestion : Éviter de tomber dans le piège facile de l’investissement sur les infrastructures; l’importance réelle, c’est la formation du consommateur de culture de demain. Exiger la transparence auprès de tout prestataire de subventions; explorer les solutions visant à adapter le droit d’auteur actuel à l’univers numérique, plutôt que l’inverse.

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C.3  Favoriser une culture numérique contribuant à l’économie du savoir

En résumé : Données ouvertes. Transparence. Développer une économie du savoir fondée sur la créativité, les habiletés et les connaissances de la population. Offrir des outils de médiation éducative et des espaces virtuels de regroupement d’intérêts et d’expression citoyenne.

Suggestion : Encourager, voire «forcer», la création de plateformes d’échanges et de discussions entre chacun des intervenants qui représentent un «cloché» dans un secteur culturelle. Le milieu de la musique étant hautement complexe, une intervention divine du Ministère de la culture sera assurément nécessaire. De plus, la relecture du rapport Gautrin demeure inspirante pour développer l’économie du savoir.

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Culture : Voir venir les Icebergs

Dans mon univers, celui de la musique, il me semble évidement que le changement s’opère constamment, sans répit, depuis un bon bout de temps…. Depuis Napster (en 1999), depuis iTunes (en 2001), depuis Myspace (en 2003), depuis Facebook (en 2004), depuis Youtube (en 2005), depuis Spotify (en 2006), depuis Soundcloud, depuis Bandcamp (en 2007), depuis Deezer (en 2007), Last.fm (en 2008) et Rdio (en 2010), une seule constante persiste : la technologie se révolutionne année après année et les modèles d’affaires qui s’y rattachent s’imposent et deviennent sournoisement les nouvelles normes.

On remarque qu’entre 1998 et 2010, il est apparu autant de plateformes et d’outils en ligne que de nouveaux modèles d’affaires. 12 ans dans le milieu technologique, c’est la période nécessaire pour que l’ingéniosité révolutionne complètement celle d’avant. À preuve : il n’est plus question aujourd’hui de télécharger un mp3 (donc de posséder), tel n’est plus l’enjeu; il est plutôt question d’accéder à 25 millions de chansons en ligne, à souhait, pour moins cher mensuellement que l’achat d’un album complet sur iTunes.

Qui aurait cru que Netflix (lancé en 1998) ferait s’effondrer l’industrie de la location de films vidéos et, à terme, la consommation du cinéma en salle? Pourtant, personne n’avait vu cela venir… personne en l’an 2000 n’avait imaginé que ce modèle, celui fondé sur l’accès au contenu par abonnement, deviendrait LE modèle d’aujourd’hui en musique, ce au détriment des revenus des créateurs et producteurs de contenus.

Or, pour éviter d’être à la remorque de la technologie, en tant que société, on doit constamment demeurer aux aguets des tendances et appréhender où elles nous mènent. Et comme la plupart de mes collègues dans l’industrie de la musique ont vu leurs revenus «fondre comme neige au soleil» depuis Napster, tout le monde pédale pour survivre. Pas de place pour penser à long terme. De moins en moins de temps pour s’attarder aux enjeux de demain, surtout. Règle générale, dans cette industrie, on se demande souvent plus si notre entreprise aura les moyens de subvenir aux prochains cycles de payes qu’on ne puisse s’imaginer quelle sera la prochaine «patente», the Next Big Thing, qui aura définitivement un impact (positif ou négatif) sur nos modèles d’affaires.

Voilà donc pourquoi il est vital que le Ministère de la culture, conjointement avec la CALQ et la SODEC, mettent sur pied une Vigie sur la culture et le numérique constituée de professionnels issus de plusieurs milieux (voir en détail la proposition de musiQCnumeriQC) qui aurait pour tâches de :

  • sonder en temps réel les opinions et les besoins des intervenants culturels ;
  • déterminer le processus et les règles de consultation ;
  • identifier des indicateurs clairs et pertinents pour mesurer l’atteinte des objectifs.
Lookout boy aloft, by Harrison Weir

Lookout boy aloft, by Harrison Weir

Un peu comme le bonhomme qui monte tout en haut du mât d’un bateau pour sonder l’horizon et prévenir le capitaine lorsqu’il y a un «Iceberg droit devant», une telle vigie devient déterminante pour nous aider collectivement à naviguer au travers des bouleversements numériques.

Quel impact aura l’imprimante 3D dans la création d’oeuvres d’art? C’est le genre de question à laquelle je ne répondrai pas ici… Mais à laquelle on se doit de répondre, collectivement, en tant que société.

Conférence à la Maison Notman

Pour ceux et celles intéressé(e)s par les détails de l’Histoire de la mise en marché de Misteur Valaire, je vous invite à assister gratuitement à ma conférence ce soir :

Premiers arrivés, premiers servis!

Guillaume Déziel

Misteur Valaire propose l’abonnement mensuel

Montréal, le mardi 14 mai 2013 – Misteur Valaire dévoile aujourd’hui à l’adresse MV.MU sa nouvelle chanson Bellevue Avenue, premier extrait de son prochain album à paraître dans les mois à venir. Simultanément, le groupe donne un coup de barre à sa trajectoire en proposant dorénavant à ses adeptes un modèle par abonnement mensuel, permettant ainsi à ces derniers de soutenir le groupe de manière régulière, en échange de privilèges.

En plus d’offrir la traditionnelle option du paiement volontaire (Pay What You Want), Misteur Valaire propose à ses adeptes de le supporter mensuellement par l’entremise du système transactionnel sécurisé Ghoster. Il sera donc désormais possible pour tout amateur du groupe de débourser 3$, 6$ ou 9$ par mois afin de soutenir l’artiste, l’entendre en primeur, voir son contenu vidéo avant tout le monde, participer à des événements privilégiés physiques ou virtuels, ou prendre part à certaines décisions du groupe.

Pour partir le bal des privilèges, les 600 premières personnes qui soutiendront Misteur Valaire à raison de 9$ par mois auront accès à l’avant-première privée du spectacle, où le prochain album sera intimement dévoilé et interprété par le groupe. Cette soirée d’écoute spéciale aura lieu les 27 et 28 mai prochains à Montréal, dans un lieu qui ne sera divulgué et accessible qu’à ces supporters.

Le modèle de Misteur Valaire accessible à tous

Ghoster.me - Partenaire Fantôme

Ghoster, dont le nom provient de la fusion de Ghost et de Partner (pour Partenaire Fantôme), est un outil permettant à la fois de connecter un artiste à ses fans, d’entretenir une relation avec eux, de valoriser cette relation et d’offrir des contenus spéciaux en primeur, voire en exclusivité. Deux modèles transactionnels sont proposés par l’outil : le traditionnel paiement volontaire et l’abonnement mensuel à l’artiste.

Créé par MR. LABEL, la maison de musique fondée par Misteur Valaire et ses 3 associés, l’outil Ghoster sera bientôt ouvert aux autres labels musicaux, éditeurs de livres et artistes autoproduits d’ici et d’ailleurs. Déjà, Ghoster propose aux amateurs de littérature de télécharger les deux premières publications québécoises offertes sur une base de paiement volontaire : l’essai Bis, ou La politesse du débutant, de Charles-Stéphane Roy, et le livre d’art La vie des choses, de la photographe Sara A. Tremblay (Éditions Séditions). D’autres contenus musicaux et littéraires seront bientôt accessibles grâce à Ghoster.

Misteur Valaire et le crowdfunding

Misteur Valaire a déjà fait appel au financement participatif par le passé. En 2010, il a sollicité son public pour amasser les fonds nécessaires afin de terminer la production de Golden Bombay. Il a aussi adopté, à la même époque, un modèle fondé sur le paiement volontaire (Pay What You Want), échangeant ainsi sa musique contre un montant en argent et/ou le courriel de ses adeptes. Cette façon de faire a depuis permis au groupe de se mettre en contact direct avec plus de 35 000 personnes localisées dans 75 pays différents.

La transparence, pour éviter les mirages

Le 1er juin 2011, lors du Forum du numérique et de la culture organisé par la SODEC, près de 200 acteurs culturels se sont rencontrés pour discuter du virage à prendre en culture, à l’ère numérique. D’ailleurs, pour les intéressés, voici le rapport final issu de cette rencontre : http://www.sodec.gouv.qc.ca/libraries/ocvn/documentnumerique2011.pdf

Lors de ce forum, Jacques K. Primeau était présent. Il était entre autres responsable d’un atelier portant sur la musique et le spectacle de variétés. Monsieur Primeau a lancé une analogie pour illustrer la situation de notre industrie de la musique. De mémoire, il a dit que notre industrie est comme « un troupeau de 40 personnes marchant dans le désert », désorienté, sans trop savoir où aller dans cette nouvelle réalité du numérique. Non seulement cette phrase a frappé mon imaginaire, mais elle l’a stimulé davantage.

AVERTISSEMENT : Si vous êtes dyslexiques et que lire vous fatigue les yeux, vous pourrez toujours visionner mes tergiversations mentales ici.

J’aurais effectivement tendance à dire que nous sommes une industrie errante, avançant dans un désert inconnu, sans trop savoir quelle direction prendre. Pire encore, je dirais que les réserves d’eau menacent de manquer éminemment.

Devant ce drame, plutôt que de risquer de se laisser collectivement mourir lentement, mais sûrement, en marchant tous ensemble dans la même direction, j’aurais tendance à croire qu’il serait bien de sacrifier quelques membres du troupeau pour le bien de notre collectivité.

Pourquoi ne dirions-nous pas à deux de ces 40 membres en perdition d’aller tester une direction précise? Pourquoi ne leur suggérions-nous pas de marcher en file indienne, de sorte que si le premier sombre sous les sables mouvants, le 2e puisse revenir en courant vers le troupeau et expliquer que ce n’était finalement pas la bonne direction à prendre… non? Et si nos 2 protagonistes trouvaient en fin de compte une oasis, alors ils pourraient s’y abreuver, reprendre des forces et revenir en courant vers le troupeau pour leur annoncer la bonne nouvelle, n’est-ce pas?

Transparence

Je vous parle de cette analogie pour suggérer la notion de transparence dans notre industrie musicale; ce qui est nécessairement une des valeurs que le Web impose.

Pour moi, l’idée de revenir en courant et d’informer le troupeau se résume très concrètement à faire des rapports, à rendre des comptes. À l’heure des chamboulements provoqués par l’Internet, il serait évidemment nécessaire de tester de nouveaux modèles, de tenter des directions qui puissent paraître risquées, voire fatales. Après tout, face à la mort, on n’a rien à perdre…

Si les programmes de subvention de la culture permettent parfois d’explorer de nouveaux horizons, à quoi servent-ils réellement si leurs résultats ne sont pas accessibles à l’ensemble de l’industrie?

Je crois profondément qu’à l’heure actuelle, il vaut mieux investir des milliers de dollars dans des programmes exploratoires, que de dépenser des millions en argent public dans des programmes désuets, mal adaptés aux nouvelles réalités du numérique et dont les résultats, souvent non optimisés, sont tenus à l’écart de la collectivité.

Argent public = données publiques

Je parle de transparence ici, puisqu’il s’agit après tout de l’argent des contribuables. Logiquement, tout argent public, qu’il provienne d’une municipalité envers des contracteurs privés, ou du ministère de la Culture envers des producteurs de musique, devrait être accompagné de comptes à rendre; du devoir de documenter.

Si un producteur obtient 50 000$ pour encastrer (embeder) un service de webdiffusion vidéo américain dans un site Web québécois, je veux le savoir. Non seulement en tant que contribuable, mais en tant que membre du troupeau, je veux connaître les détails de la demande de subvention et les résultats concrets qu’elle a engendrés, le cas échéant. Et tant pis si cela ne donne rien… Au moins, on l’aura su; cela nous évitera de faire deux fois la même erreur. L’accès public à ces données devrait donc revenir de droit aux contribuables, par défaut.

Du Crowdsourcing pour le bien collectif

En tant que société, il faut évidemment prendre le virage de la technologie; certes il faut le prendre avec transparence. Parce que le Web est fait de sorte que chacun devient un acteur de communication, il permet aux erreurs du passé d’être les solutions de demain. Heureusement.

En tant que collectivité, il est crucial que nos investissements rapportent – au bas mot – des connaissances pour tous et chacun; pour les générations d’aujourd’hui et de demain. Parce que nous payons tous pour nos programmes de subvention en culture, nous devrions tous pouvoir en retirer… au moins des connaissances. Cette idée me semble bien logique. Le Crowdsourcing est dans l’air, de toute façon.

Si les 2 membres du troupeau en question que l’on a choisi de sacrifier ne nous reviennent jamais, alors nous aurons tous compris que ce n’était pas la bonne direction à prendre. Mais si ces 2 personnes n’ayant rien à perdre nous reviennent en vie, saines et sauves, alors le risque qu’elles auront pris servira dignement notre collectivité, au grand bonheur de tous.

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