Archive | Marketing social RSS for this section

CwF + RtB = $$$$

En 2009, Michael Masnik nous arrivait avec la formule CwF + RtB = $$$$, se voulant être le fil conducteur, voire le mantra (!), sur lequel s’est fondée toute la mise en marché de Trent Reznor (Nine Inch Nails).

Tout au long de sa passionnante étude de cas présentée en 15 minutes au Midem 2009, Masnik en arrivait à la conclusion que, dans toutes ses activités, Reznor s’était d’abord soucié de se connecter avec ses Fans pour entretenir une relation et leur donner de bonnes raisons d’acheter. De fait, la formule «Connect with Fans (CwF) + Reason to Buy (RtB) = The Business Model» résume en tout point les différentes opérations de mise en marché de Trent Reznor.

Image by Guillaume Déziel under license Creative commons «BY» - CC BY

Image by Guillaume Déziel under a Creative Commons license «BY» [CC BY]

Je vous invite à voir cette vidéo culte ci-dessous où Mike Masnik démontre avec brio et dynamisme à quel point la formule CwF + RtB = $$$$ est au coeur des nouveaux modèles d’affaires d’aujourd’hui. 5 ans plus tard, cette formule à mon avis tient encore et toujours la route et nous conduit tout droit vers l’avenir.

Conférence à la Maison Notman

Pour ceux et celles intéressé(e)s par les détails de l’Histoire de la mise en marché de Misteur Valaire, je vous invite à assister gratuitement à ma conférence ce soir :

Premiers arrivés, premiers servis!

Guillaume Déziel

2 conférences en Mai

Pour ceux et celles intéressé(e)s par les détails de l’Histoire de la mise en marché de Misteur Valaire, je vous invite à assister gratuitement à une de mes conférences à venir au mois de Mai. J’ai encore quelques places gratuites pour assister à une ou l’autre de ces deux conférences :

  • Jeudi 02 mai 2013 – de 18 à 20h, conférence #43 «Donner pour mieux vendre» dans le cadre des 6 @ 8 Ateliers-conférences de l’Agence TP1, Montréal. Gratuit sur réservation. **RÉSERVER votre place.

Premiers arrivés, premiers servis!

Guillaume Déziel

MISTEUR VALAIRE S’EXCUSE… AUPRÈS DES ABONNÉS DEEZER ET RDIO

Les services d’écoute de musique en ligne par abonnement Deezer et Rdio sont maintenant disponibles au Canada, et ce, depuis plusieurs mois déjà (Deezer en avril 2012 et Rdio en 2011). Toutefois, le contenu de Misteur Valaire et de Qualité Motel ne s’y retrouve toujours pas à l’heure actuelle.

L’absence de son contenu sur ces services devient problématique

Devant cette situation problématique, la maison de disque Mr. Label (fondée entre autres par les membres de Misteur Valaire) a adressé en juillet dernier la situation à Select Digital, son distributeur numérique de musique. Malgré plusieurs demandes répétées, le catalogue de chansons de Mr. Label n’est toujours pas disponible au Canada sur Deezer et Rdio, bien qu’il le soit sur Zik.ca, et ce depuis son lancement, en avril 2012. Il est à noter que Zik.ca et Select Digital sont deux services appartenant au Groupe Archambault, une propriété de Quebecor Media.

Selon la gérance de Misteur Valaire : « Le contenu de Mr. Label ne serait pas le seul dans cette situation au Québec ; d’autres labels d’ici seraient concernés par l’absence de leur catalogue sur ces plateformes majeures de musique en format “streaming” ».

L’équipe de Mr. Label tient sincèrement à s’excuser auprès des personnes qui auraient aimé accéder au contenu de Misteur Valaire et de Qualité Motel sur ces plateformes d’écoute. Depuis déjà quelques mois, le label tente sans succès de remédier à la situation.

De la possession à l’accès

De plus en plus, les consommateurs de musique se tournent vers des modèles par abonnement leur permettant d’accéder à de larges catalogues de musique en ligne et ce, à partir de n’importe quelle connexion internet, partout dans le monde. Pour une bonne partie de ces consommateurs, l’enjeu n’est plus d’acheter une pièce de musique en ligne et de la stocker dans son iPod. Le besoin de « posséder » la musique cède maintenant place à celui d’« accéder » à la musique. On compte donc aujourd’hui de plus en plus d’amateurs de musique qui s’abonnent à différents services d’écoute en ligne. Ces services se présentent souvent sous forme de réseaux sociaux. Ainsi, les habitudes d’écoute des uns influencent positivement celles des autres utilisateurs, qui découvrent de nouvelles chansons, au grand bonheur des artistes d’ici et d’ailleurs. Cette nouvelle manière de consommer la musique représente d’immenses possibilités de rayonnement à l’étranger pour nos artistes d’ici.

Briller par son absence (ou presque…)

Si vous recherchez aujourd’hui « Misteur Valaire » sur Zik.ca, vous trouverez leurs albums complets (Golden Bombay, Misteur Valaire Live @ Montréal, Friterday Night et l’EP iTunes Live from Montreal), ainsi que 2 chansons simples : Over My Dead Body (avec Alexandre Désilets), la chanson thème du film de Brigitte Poupart, et Tell Us (Jam Social), un projet spécial pour TELUS. Une requête avec « Qualité Motel » nous mène aussi vers l’écoute du quintet DJ. Tout le contenu produit par Mr. Label est donc accessible aux amateurs de musique sur Zik.ca, par l’entremise de son distributeur Select Digital.

En revanche, lorsque vous recherchez « Misteur Valaire » dans les moteurs de recherche de Deezer ou Rdio, vous tomberez sur seulement 2 items : la chanson TKO, appartenant à la compilation L’univers de Rajotte 2 (CBC Records, distribué par Universal) et Vive le douanier Rousseau, une reprise de la Compagnie Créole par Misteur Valaire, en collaboration avec le chanteur Beni bbq (Ad Litteram Records, distribué par Believe Digital). On n’y retrouve absolument rien d’autre en écoute à l’heure actuelle.

SXSW : Là où l’union fait la force

Capture d’écran 2013-03-08 à 11.26.53

crédit : Agence web TP1.ca

Vous comptez aller à South by South West, édition 2013? C’est votre première année et vous avez tout à découvrir? C’est votre 7ième année et vous avez tout à partager; réseau, trucs et astuces?

Voici la porte d’entrée qui vous ouvre tout un monde privé d’isolement :

https://www.facebook.com/groups/117398891771309/

Créé par quelques gens généreux issus du monde de l’interactif, ce groupe se veut aussi le point de rassemblement des gens du Film et de la Musique.

Si vous êtes individuellement condamnés à l’isolement à SXSW parmi les 35,000+ délégués, collectivement, vous profiterez au maximum de votre séjour. Vous rayonnerez et ferez assurément rayonner vos projets.

Bon SXSW. Bon partage, surtout !

Guillaume Déziel

Mon portable à SXSW : 512.909.5953

@PlanetQcSXSW

@guillaumedeziel

Du théâtre «Pay What You Want»

Dernièrement, en entrevue à l’émission Médium Large à la radio de Radio-Canada, j’ai eu l’occasion de rencontrer Olivier Ducas, un des codirecteurs artistiques du Théâtre Aux Écuries. La saison 2013 du théâtre débutera de façon remarquable avec la pièce Richard III, une production accessible en mode Pay What You Want (déterminez le terme francophone!), où chaque spectateur choisi le prix de son siège en fonction de ses moyens.

Selon mes recherches, il semblerait que de pareilles initiatives dans le domaine du théâtre n’ont eu lieu qu’aux États-Unis : au Coeurage Theatre Company à Los Angeles; au Available Light Theatre à Columbus et au BrooklynONE à New York. Jusqu’à preuve du contraire, le Théâtre Aux Écuries serait donc le premier théâtre québécois à embrasser un tel modèle économique.

Bien que certains voient en cette opération une «stratégie marketing», d’autres y voient plutôt un geste philosophique visant à déterminer quelle est la valeur réelle de l’art. Est-ce que l’art est une marchandise ou un bien commun? Dans un contexte de commercialisation d’un produit hautement subventionné par l’État, est-ce correct d’exiger un prix d’admission aux «consommateurs»? Est-ce que les frais d’admission empêchent certaines personnes d’avoir accès à l’art? Au Québec, dans un marché culturel rarement rentable sans l’intervention de l’État, ne devrait-on pas choisir collectivement de «se payer une culture»?

Tout plein de questions soulevées lors de cette entrevue conduite par l’animatrice Isabelle Craig, en remplacement de Catherine Perrin. Je vous invite d’ailleurs à écouter cette entrevue (sur Radio-Canada ou encore à l’aide du lecteur plus bas). N’hésitez pas à la commenter!

Un dossier à suivre…

Pour ma part, j’entends bien aller voir cette pièce (au programme du 15 au 19 janvier) et questionner le Théâtre Aux Écuries sur les résultats de l’opération. Je souhaiterais en faire une petite étude de cas afin d’avoir une meilleure idée sur l’effet d’une stratégie Pay What You Want dans le secteur du théâtre, au Québec. Ça risque d’être un sujet assez intéressant à explorer! À suivre…

Lien d’écoute direct sur Soundcloud (parce que le lecteur de Radio-Canada n’est pas ben ben fiable…) : soundcloud.com/guillaume-deziel/olivier-ducas-guillaume-deziel

2 prix Boomerang pour MR. LABEL

La soirée de remise de prix du 18e concours Boomerang 2012 a eu lieu le 29 novembre dernier, à la TOHU (Montréal). Durant ce Pow-Wow annuel des professionnels du web et de l’interactif, MR. LABEL a remporté 2 prix avec son «Opération Coin-Coin» :

  • Sites B2B – PME
  • Meilleure stratégie d’acquisition de nouveaux utilisateurs

La maison de musique MR. LABEL représente entre autres les œuvres musicales de Misteur Valaire. Pour leur récente campagne B2B, l’entreprise avait comme objectif de faire connaître ses services d’édition musicale, d’attirer l’attention sur son catalogue en ligne et de positionner Misteur Valaire comme créateur de musique sur commande. Le public-cible : les boîtes de production web, radio, télé et films, ainsi que les agences de publicité.

MOOD MAP

Pour y arriver, MR. LABEL met d’abord en ligne à l’adresse SYNC.MU un catalogue interactif présenté sous forme de tableau ou «Mood Map». Chaque pôle du tableau affiche une émotion bien définie. Selon leurs besoins, les créatifs peuvent choisir une ambiance pour leurs images en sélectionnant un extrait musical en fonction de l’axe «énergique-calme» ou de l’axe «sombre-joyeux». Ainsi, une agence de pub cherchant la musique idéale pour une annonce de Chewing Gum risque de trouver musique à ses images vers la partie haute-droite du tableau. En revanche, une agence responsable de développer une campagne de sensibilisation sur le cancer du sein trouverait l’ambiance voulue, vers le centre-bas.

L’APPROCHE

Comme les entreprises ciblées sont hautement sollicitées par voies numériques, MR. LABEL a choisi de les accrocher par des méthodes à contre-courant, soit le papier et la livraison en personne. C’est ainsi que MR. LABEL a confié à Fardoche la tâche de concevoir un «Coin-Coin» en papier. MR. LABEL en a ensuite distribué plus de 500 exemplaires à travers le Québec.

La campagne utilise de plus les couleurs et les formes de la nouvelle image de marque de MR. LABEL conçue par la directrice artistique et designer graphique Noémie Darveau de No Folio.

RÉSULTATS

Durant les 4 premières semaines de la campagne, MR. LABEL a enregistré plus de 200 visiteurs uniques sur son site SYNC.MU, soit 40% des entreprises ciblées. Le temps passé moyen par utilisateur s’élève à plus de 5 minutes. Aussi, les ventes de licences d’utilisation de musique existante ont presque doublé par rapport à l’année dernière. Côté musique sur mesure, mentionnons la récente commande de Moment Factory pour un spectacle multimédia sur la Sagrada Familia, à Barcelone.

Et comme retombée inattendue, MR. LABEL a augmenté de façon significative les ventes de spectacles privés de Misteur Valaire et Qualité Motel auprès des agences de pub.

Découvrez en images cette opération, grâce au vidéo de présentation de cette campagne produit et réalisé par LOUVE MEDIA ici : https://vimeo.com/48976370

Les Prix Boomerang : l’ADISQ du marketing

Ce jeudi 29 novembre aura lieu la soirée des Prix Boomerang, un gala visant à récompenser l’ingéniosité québécoise en matière de communication et de marketing. C’est là, entre autres, que les meilleures campagnes publicitaires seront récompensées cette année. Organisée par Infopresse, cette soirée de remise de prix se déroulera à la TOHU devant toute une industrie qui maîtrise l’art d’attirer l’attention des Québécois. Dernièrement, l’industrie de la musique a aussi tenu sa propre soirée de récompenses : le Gala de l’ADISQ.

Ayant eu le privilège de siéger sur le jury des Prix Boomerang l’an dernier, j’ai pu voir à quel point l’industrie du «Mark-Com» au Québec est un terrain délaissé par le milieu québécois de la musique; aucune campagne de mes pairs en musique n’y a été présentée l’an dernier… à part peut-être Montréal Festimania, un conglomérat de festivals unis pour mieux promouvoir leurs activités. Pourtant, l’industrie de la musique fait constamment preuve d’imagination pour réinventer ses stratégies de mise en marché de la musique, ce produit qui trouve aujourd’hui moins de 40% des acheteurs qu’on recensait mondialement en 1998, avant l’arrivée des peer-to-peer, des Torrents et autres trous noirs de la consommation numérique sur le Web. Les campagnes marketing ingénieuses de mes collègues en musique (poussées sans doute par l’énergie du désespoir…) ne se retrouvent pratiquement jamais en lice aux Boomerang; elles n’y sont même pas soumises, en fait.

Chacun dans son espace…

J’en conclus que le monde du marketing et des communications ET celui de la musique ne se rencontrent pas; ils ne «synergisent» à peu près pas. L’un fait ses «Rencontres de l’ADISQ»; l’autre fait ses «Journées Infopresse». Chacun dans son espace. Pourtant, ces deux univers complémentaires font tous deux du marketing, à leurs propres manières. L’un devrait s’inspirer davantage de l’autre (je ne vous dis pas lequel…). L’un a besoin de l’autre et vice-versa. On le voit bien : Coca-Cola a besoin de Karwa; TELUS de Coeur de Pirate, de Damien Robitaille, de Radio Radio, de DJ Champion; Zellers ou l’Ordre des ingénieurs du Québec de Malajube; Wixx.ca ou Radio-Canada de Misteur Valaire et j’en passe…

Depuis que l’industrie de la musique vend de moins en moins de disques, elle doit fatalement compenser cette perte de revenus pour survivre. Spectacles, produits dérivés, utilisation de l’image et de la musique, etc… Bref, le fait de coller la musique à des images (de marque) devient désormais de plus en plus une obligation pour l’industrie de la musique, tandis que les artistes sont de moins en moins frileux à voir leurs œuvres musicales accompagner une marque. On le comprend mieux maintenant: jadis, l’artiste vendait sa musique comme une marchandise; maintenant, l’artiste loue aux vendeurs de produits et services le droit de «squatter» son image dans une publicité, dans un film, dans un événement, etc… En d’autres termes, l’artiste devient un potentiel de diffusion; 30 000 adeptes sur Facebook représentent une niche précise de gens pour une marque en quête d’un attention particulière.

Le fait de permettre à une image de marque (brand) de s’associer à l’image d’un artiste (band brand) équivaut à lui ouvrir une fenêtre sur un réseau, un monde d’interactions émotionnelles complexes, un mini-tissu social raccordé entre lui-même et n’ayant que pour seul maillon commun… l’artiste.

En espérant que cette année mes pairs de la musique réaliseront que leurs activités promotionnelles uniques méritent d’être industriellement reconnues, autant que celles de leurs homologues des communications et du marketing. En souhaitant voir leurs campagnes en nomination, tout comme celle de MR. LABEL (l’entreprise pour laquelle je bosse), une opération nommée «Coin-Coin», visant à valoriser son catalogue de musiques SYNC.MU auprès des créatifs, dans les boîtes de pub québécoises.

Le PLQ violerait le droit d’auteur de Liberaux.net

Hier, sur les ondes de 98,5 FM dans le cadre d’une entrevue accordée à Jean Pagé, on pouvait entendre Geneviève Tardy (alias @Lobstineuse sur Twitter) dénoncer la violation de son droit d’auteur par le Parti Libéral du Québec.

Depuis quelques temps déjà, le site Liberaux.net faisait l’objet d’une attention particulière du Directeur général des élections tandis que le Parti Libéral du Québec de Jean Charest y voyait «la plus vaste opération […] de salissage sur le web». En réponse à la popularité grandissante et menaçante du site liberaux.net (80 000+ adeptes Facebook) répertoriant plus de 90 aberrations, scandales, tromperies et mensonges, le PLQ a riposté en copiant le site pour l’adapter et créer une version quasi identique intitulée «Pour la vérité», afin d’y présenter plus de «90 vérités, faits, informations et rectifications».

Peu importe qui dit vrai ou qui dit faux dans cette histoire, il n’en demeure pas moins que le PLQ (dont le chef est actuellement le Premier Ministre du Québec) aurait vraisemblablement violé le droit d’auteur de Geneviève Tardy, comme le démontre ce petit vidéo que j’ai préparé. Michel Rochette, le directeur des communications du PLQ en entrevue vendredi à 98,5 FM, justifiait la copie de ce site, d’une part, en prétextant que c’était le meilleur moyen pour répondre aux arguments de liberaux.net et, d’autre part, parce que le site liberaux.net aurait été présenté comme étant «libre de droit»…

Droit numérique 101 pour stratège 1.0

En examinant liberaux.net, on y découvre que le site n’est pas «libre de droit» mais bien sous une licence Creative Commons de type BY-SA (By et Share alike).

Simplement, cette licence assouplit le droit d’auteur traditionnel et l’adapte à la réalité du Web, en permettant à la collectivité (c’est-à-dire monsieur-madame-tout-le-monde) de partager ce site, d’en faire des copies et des versions dérivées (le remixer ou l’adapter) et même d’exploiter commercialement ce site et ses versions dérivées.

Cependant, et la licence Creative Commons de type BY-SA est très claire à ce niveau, tous ces beaux «privilèges créatifs» énumérés plus haut sont conditionnels à la mention de l’auteur original du site (attribution du droit de paternité de l’oeuvre) et à l’assujettissement de toute version dérivée du site original à la même licence (licence identique à celle de BY-SA). De plus, la licence choisie par Geneviève Tardy ne diminue en aucun cas ses droits moraux; elle pourrait donc obtenir réparation du PLQ si elle pouvait démontrer devant la Justice qu’il y a eu traitement faisant outrage à son œuvre (son site).

Présumé coupable et immoral

Non seulement le Parti Libéral du Québec a copié le site liberaux.net sans faire référence à son auteur original, il a aussi omis d’utiliser la même licence Creative Commons, comme exigé. Pire encore, le PLQ a poussé l’insolence jusqu’à apposer le symbole du droit d’auteur © au bas de sa version contrefaite, ce qui indique à la collectivité que tous les droits de sa version piratée lui sont réservés… Dans le passé, la corporation Disney a eu la même arrogance en adaptant des contes traditionnels tirés du domaine public pour les «embarrer» dans un droit d’auteur qui lui est aujourd’hui exclusif.

Creative Commons a été mis sur pied par Lawrence Lessig en 2001 pour encourager le partage, le remixe et la création de la culture fondée sur la culture préexistante ; pour s’assurer de conserver notre domaine public vivant et en santé. Non seulement le PLQ porte atteinte au droit d’auteur de Geneviève Tardy et son œuvre liberaux.net; le parti de Jean Charest témoigne surtout d’un manque flagrant de compréhension des nouvelles tendances culturelles et communicationnelles, à l’ère numérique. Faudrait y voir… D’autant plus que le mot «Culture» manque cruellement dans la bouche de Charest, en cette période électorale.

Or, si le PLQ avait au moins daigné mentionner la source de son «inspiration» et assujetti sa propre version du site sous la même licence, alors il n’aurait pas enfreint les derniers droits que Geneviève Tardy avait choisi de conserver. Même si le droit d’auteur est de juridiction fédérale, cela n’excuse en rien cette incompétence du PLQ dans cette histoire. Les lois sont faites pour tout le monde. Avant de faire preuve d’une telle effronterie, les stratèges 1.0 de Jean Charest auraient dû lire les conditions d’utilisation du site liberaux.net qu’on retrouve très facilement au bout du lien «À propos».

On assiste à de profonds changements dans la manière de faire campagne en période électorale. Désormais, les politiciens ne contrôlent plus leurs messages, comme c’était le cas avant l’arrivée des médias sociaux. Cette élection risque d’être marquée par la nouvelle tendance des citoyens 2.0, comme Geneviève Tardy @lobstineuse, à s’inviter dans le débat public; le débat du public. Un débat sans censure, transparent, où chacun peut désormais y exprimer son opinion.

P.S. au Directeur des élections du Québec : j’ai écrit ce texte bénévolement.

Un nouveau vidéoclip pour Misteur Valaire

Réalisé par l’excellent Benjamin Lussier et produit par Louve Media, le vidéoclip Dan Dan de Misteur Valaire vient de voir le jour. En moins de 24 heures seulement, déjà près de 2 500 personnes on visionné le clip qui s’est baladé naturellement sur les les réseaux sociaux.

Sacré Buzz Clip à Musique Plus et encensé par Nicolas Tittley, chroniqueur à Planète Clip, l’œuvre sera soumise en candidature aux Junos et au Gala de l’ADISQ, en 2012.

%d blogueurs aiment cette page :