A.1 – Rendre disponible l’offre culturelle existante

En résumé : Convertir sur support numérique la multitude de contenus culturels québécois existants, dans des formats et selon les normes répondant aux impératifs d’interopérabilité. Procéder à la saisie numérique des collections, archives et autres contenus culturels québécois, notamment patrimoniaux.

Mes commentaires : Afin de garantir une pérennité des œuvres musicales numériques québécoises et d’éviter toute numérisation en double de ces œuvres, le groupe de réflexion musiQCnumeriQC propose que le gouvernement mette en place une plateforme de préservation des œuvres numériques et, ainsi, diminue le risque de pertes au fil du temps.

Sous forme d’une arrière boutique (d’un entrepôt numérique), cette plateforme d’état (en format Open Source) permettrait à tous les créateurs québécois d’œuvres musicales de téléverser une copie dans sa plus haute résolution. L’industrie pourrait accéder à cette base de données dans le but de créer diverses offres commerciales (voir l’exemple de l’Entrepôt du livre numérique).

Tous les films québécois faisant partie de notre patrimoine culturel devraient être numérisés et rendus accessibles dans tous les formats et environnement possibles. C’est d’ailleurs ce que fait déjà le projet Éléphant de Quebecor qui, sous ses prétentions philanthropiques, se veut en réalité être une valeur ajoutée exclusive aux abonnés de Illico ou à la télé de Vidéotron.

Rattraper de force le retard : Lorsqu’on parle de saisie numérique des collections, j’aurais tendance à prendre le mot «saisie» au pied de la lettre. Avec un gouvernement tenant à coeur l’objectif de «Rendre disponible l’offre culturelle existante» le plus rapidement possible, et à faible coût, Éléphant pourrait donc être invité à remettre copie de son travail de numérisation entre les mains du Ministère de la culture et, à son tour, ce dernier pourrait s’assurer que le contenu culturel existant devienne accessible par tous les moyens, dans tous les formats, sur toutes les plateformes, dans tous les modèles d’exploitation possibles (on parle bien ici d’interopérabilité). Bien qu’agressive, une telle mesure rendrait le contenu accessible autant sur des plateformes comme TOU.TV, la Fabrique culturelle, Netflix que sur Illico et la télé de Vidéotron, sans doute au grand dam de Quebecor… Enfin, peut-être pas, vu la vocation «philanthropique» d’Éléphant, notre «Mémoire du cinéma québécois».

D’un point de vue purement «développement des affaires», il est plus facile de négocier avec un Netflix de ce monde la mise à disposition complète de la culture québécoise pré-existante, que de négocier «pièce par pièce» l’ajout de «Bach et Bottine» ou de «Les Invasions Barbares» à telle plateforme américaine. Puisque les consommateurs de culture ont leurs propres habitudes de consommation, il devient nécessaire de s’ajuster à eux et rendre le contenu accessible là où le consommateur se retrouve.

Lorsque cet objectif sera atteint, les jeunes d’aujourd’hui (nos adultes de demain), découvriront sans trop chercher «La guerre des tuques» avant «Chérie, j’ai réduit les enfants» (sur Netflix), cela même si un n’a pas Hollywood derrière lui pour l’imposer dans la culture populaire.

Il est urgent que notre mémoire cinématographique, phonographique, littéraire, visuelle, etc… soit numérisée et rendue accessible. Personne au Québec n’a les moyens de voir notre «mémoire collective» disparaître sournoisement à long terme, sous prétexte que quelques compagnies doivent faire des profits à court terme.

Aussi, il est évident qu’un producteur doive pouvoir exploiter le contenu culturel qu’il crée. Sauf qu’à mon avis, 7 ans d’exploitation exclusive devrait être suffisant pour empocher 90% des profits probables. Après ce délais, c’est à la collectivité que devrait revenir le bénéfice; celui d’avoir accès à sa culture. Cette culture qui, d’ailleurs, est hautement financée par l’État auquel la collectivité contribue à tous les jours, en payant ses taxes.

Puisque notre collectivité paye largement pour la création de notre culture, chacun d’entre nous, riche ou pauvre, devrait tôt ou tard y avoir plein accès.

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