Misteur Valaire : la valeur perceptive passe de 3,08$ à 2,99$

Cet article donne suite aux résultats préliminaires portant sur le comportement d’achat de l’album Golden Bombay de Misteur Valaire (MV), le dernier album offert au prix désiré (à l’instar de la stratégie de Radiohead, en Octobre 2007.

Durant les 120 heures qui ont succédé le lancement de Golden Bombay, soit du 18 au 23 mai inclusivement, ce dernier opus s’est vendu à 1 798 exemplaires physiques. Cela porte d’ailleurs Golden Bombay en 3ième position des ventes québécoises d’albums en magasins; 22ième au Canada.

Durant cette même période, 1 346 copies numériques de Golden Bombay se sont envolées via le site de MV, ce au prix désiré par le fan. Le fan de MV a payé en moyenne 2,99$ par copie téléchargée. En revanche, ce même album s’est mérité un prix moyen de 7,52$, si l’on exclut les téléchargeurs qui ont choisis 0$ comme valeur d’échange. Fait nouveau : 60,17% des fans ne sont pas prêts à débourser pour obtenir Golden Bombay.

64 heures suivant le lancement de Golden Bombay, l’analyse du comportement du téléchargeur révélait que la valeur perceptive moyenne pour l’album était de 3,08 $ ou 7,49 $, si l’on faisait abstraction des transactions à 0$. 50,24% des téléchargeurs choisissaient alors de ne pas payer MV.

Tendance à ce jour : ceux qui choisissent d’acheter l’album numérique de MV lui accordent une valeur moyenne maintenue autour de 7,50$ par copie.

Concernant les données démographiques : les téléchargeurs de MV sont âgés à 76% entre 18 et 34 ans. 55% d’hommes contre 45% de femmes. 85,9% des fans de MV sont situés au Canada, 7,6% sont en France, 2,4% aux USA et 4% sont éparpillés dans 49 pays différents, dont les Royaume-Uni, Suisse, Singapour, Allemagne, Belgique, Australie, Taïwan, Mexique, Espagne, Italie, Philippines, Malaisie, Thaïlande, Israël, Turquie, Brésil et Indonésie. Le bassin de fans canadiens est réparti majoritairement sur le Québec, puis sur le Nouveau-Brunswick, la Colombie-Britannique, l’Ontario, l’île-du-Prince-Édouard et l’Alberta.

46 597 personnes ont à ce jour téléchargé l’album précédant intitulé Friterday Night. MV n’a rendu obligatoire la saisie du courriel du téléchargeur en échange de Friterday Night qu’au-delà des 27 000 premiers téléchargements. Depuis, 19 597 fans ont été abonnés à la liste d’envoi de MV et le groupe économise ainsi sur ses dépenses de promotion et de publicité, en communicant directement ses activités à ses fans.

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About Guillaume Déziel

Acteur dans l'industrie québécoise de la musique et fervent défenseur de la musique gratuite comme moteur économique d'une nouvelle industrie mondiale.

20 responses to “Misteur Valaire : la valeur perceptive passe de 3,08$ à 2,99$”

  1. Lucile says :

    Congrats ! Bravo pour la France, il faut exploser les chiffres !!!

  2. David says :

    Es-tu satisfait des résultats?

    Je commence à me dire que le réel problème c’est la grosseur du marché au Québec. Comme la majorité de vos acheteurs semblent provenir du Québec, les possibilités de revenus sont assez limitées.

    • Guillaume Déziel says :

      Bien sûr!
      Je ne m’attendais juste pas à ce que l’on soit 3ième meilleur vendeur de disque physiques en magasins!
      Ça démontre à quelque part que donner fait vendre et que les gens n’achètent que ce qu’ils connaissent.

      GD

      • Alain Omer Duranceau says :

        Salut G.
        Ça serait surement pas mal intéressant de voir ce qu’on obtient en combinant les chiffres de la vente des albums physiques (au prix de vente moyen) avec ceux des albums téléchargés. Ça nous donnerait un autre aperçu de la valeur pécuniaire qu’accorde l’ensemble des auditeurs de GB à l’album.
        PS : Félicitations !

  3. Mathieu Bédard says :

    Je trouve les données assez encourageantes. Je crois qu’il ne faut pas interpréter de façon trop tendancieuse la majorité qui ne tient pas à payer pour un album de MV, car rien ne nous indique qu’ils sont réellement intéressés au groupe. De plus, le facteur bêtement financier, souvent chez les segments des plus jeunes et moins fortunés, ajoute à la dimension. Je pense toutefois que la valeur perçue à 7,50$ reflète une réalité que les maisons de disques ne devront pas ignorer s’ils désirent maximiser les ventes. Vous leur fournissez gratuitement une étude de cas ultra réaliste chez un segment qui consomme beaucoup de musique. Si le total des revenus augmente, en vendant les disques moins chers, même si la marge bénéficiaire baisse, je crois que ceux qui sont créatifs et qui sortiront des recettes marketing classiques en sortiront grands gagnants.

  4. Jean-François Guindon says :

    Vite fait … ceux qui ne payent pas n’aurait pas payé « anyway ». Alors 7,50$ pour une copie numérique pour ceux qui payent, c’est pas mal comme redevance « nette » pour un groupe autoproduit.

  5. davelister6 says :

    En regardant ces chiffres on constate (encore et plus que jamais) que le Quebec est un marché minuscule pour ce genre de musique. Vous êtes un des groupes electro les plus connus ici…alors ces montant$ accumulés sont vraiment petits comparativement à l’effort que vous avez dû faire pour en arriver là!

    Voilà bien la preuve irréfutable que sans système de subventions l’industrie musicale Québécoise s’effondrerait dans l’ombre totale….ou du moins, très très peu d’artistes se démarqueraient assez pour avoir une carrière sans le poumon artificiel de Musicaction et autres organismes similaires…

  6. Chanel says :

    C’est vraiment un montant intéressant pour un album numérique!! C’est certain que si on propose la gratuité, les gens vont avoir tendance à la prendre, alors c’est bon!

  7. Thierry Nadeau says :

    Définitivement, L’approche personnalisé ou individualisé du marketing directe effectué auprès de votre clientèle, démontre l’efficacité des stratégies employés. La plus grande richesse d’une entreprise, voir fondation ou autre, c’ets les clients, donateurs et les infos recueillis sur ces derniers. Je crois que vous commencez a avoir une pas mal bonne base de donné.. ce qui est véritablement la base de vos succès.
    FÉLICITATION encore pour le top 3 canadien, J’espère sincèrement que votre musique envahira les marchés internationaux. J’aimerais tellement vous voir au Brésil, ce serais pour moi la jonction entre ma passion pour ce pays et celle de votre musique.(J’imagine humblement que l’idée ne vous déplairais pas :P.) Les conditions gagnantes a une SOIRÉE PARFAITE! Au faite, avez vous des plans pour l’A. du Sud?

  8. Charles B says :

    Oui c’est vrai que l’argent payé pour les copies numériques doit aller disons plus directement à MV vu qu’il n’y a pas autant d’étapes coûteuses à passer qu’un CD traditionnel.

    Je pense quand même que leur donner un bon 12$ pour leur album, ce qui est très respectable. Ils font de la musique écœurante et ils sont excellents en show alors payer le même prix qu’un album qu’on achèterais en magasin les encourage plus et paye leur loyer au début du mois !!

  9. Sébastien Duquette says :

    Un autre point à considérer est là possibilité que des gens aient téléchargé l’album à 0$ pour l’écouter et l’ait acheté par la suite. Personnellement, je n’ai pas acheté d’album sans l’avoir écouté au préalable depuis au moins 3 ans. C’est difficile de se faire une idée de la valeur d’un album en basant sur une seule pièce.

    Une suggestion : mettre l’album en écoute sur un site comme MySpace, quitte à les mettre en qualité plus basse.

  10. Louis Millette Jr. says :

    Hey ami Guillaume,

    J’ai lu avec le plus grand des intérêts ton article sur le prix « aléatoire » de Golden Bombay 24h après sa parution sur le web ! Qu’en pensais-je ? J’ai pris quelques jours pour y réfléchir. Songeais-je ? J’ai pris quelques jours de recul. Car ta réflexion porte à plus complexe, beaucoup plus complexe…

    La méthode de vente mise de l’avant par MV et bien « reconnue » grâce, entre autres, au dernier opus de Radiohead, est une méthode raw, basic, faisant appel à ce qu’il y a de plus primal chez l’Homme: la loi de l’offre et la demande ! Partant de ce simple principe, plus l’offre est grande et la demande petite, plus le prix va vers le bas, n’est-ce pas ? À l’inverse, plus l’offre est réduite et la demande grande, plus le prix va vers le haut, la loi de la rareté ! Qu’arrive-t-il donc dans le cas précis qui nous intéresse: offre illimitée, demande normale, aucun prix fixé.

    Il arrive ce qui arrive en ces cas: PAYER LE MOINS CHER POSSIBLE.
    Il arrive ce qui arrive dans tous les cas: ASSURER SON BIEN-ÊTRE PERSONNEL.

    L’être humain se réverbère en lui-même à la base. Et sa recherche du bonheur est très égocentrique. Il vise donc le plus grand bonheur, au moindre coût !

    Personnellement, je crois que considérant les coûts de production minimums requis pour produire un album, ce type de vente est inapproprié sur le web pour des groupes n’ayant pas un rayonnement exceptionnel sur la planète ! Il faut, comme dans toute entreprise, fixer un prix qui va permettre de « couvrir les coûts ». Si on enlève ceux qui ont fixé leur prix à $0, la vente moyenne s’élève à $7.49. Pas si mal pour un album québécois vendu sur le web ! Mais sûrement insuffisant pour rembourser les coûts (en regard du nombre d’articles vendus).

    La vente d’albums originaux est actuellement difficile au Québec, et ailleurs. L’industrie est en crise. Le risque est toujours très grand pour les participants de cette industrie. Et nos gouvernements de droite ne font rien pour arranger les choses.

    Les jeunes de la génération « TFM » (Tout-Facilement-Maintenant), les 20-30 ans, ont une relation quasi-fraternelle avec le Mac, le Iphone, et autres appareils d’échange instantané. De la même manière, le réflexe n’est plus d’acheter l’album d’un artiste, ou encore d’approfondir sa connaissance d’un artiste par l’écoute de son oeuvre… Non, la tendance, le réflexe est d’aller écouter LA toune qui marche. LA télécharger gratos. Et LA partager gratos avec ses chums. Or, les TFM sont la classe d’individus qui devrait, en principe, consommer le plus de musique parmi la population.

    Ils en consomment: gratos, une toune à la fois, un BIG SUCCESS à la fois !

    En fait, Guillaume, je m’interroge beaucoup, en tant que mélomane vieux et fini, sur l’avenir de cette industrie ! L’accès aux ressources, la mondialisation, l’échange sont des données que l’on ne peut ignorer. Le support électronique, la vitesse des rapports humains et la désharmonisation des pratiques commerciales favorisent l’émergence d’une nouvelle industrie qui devra axer son développement sur la réduction des coûts de production et l’amélioration des pratiques commerciales afin de favoriser les participants de l’industrie. Le Brésil en est un bon exemple: plusieurs créateurs « libres » profitent de cette nouvelle donne… Mais le droit d’auteur, les licenses commerciales, le pain et le beurre de l’industrie sont clairement menacés.

    Je t’écris ces commentaires et j’en suis quelque peu tristounet. Je suis un consommateur de la vieille garde. J’achète l’objet, je touche l’objet, je lis l’objet, j’écoute l’objet. J’aime découvrir de nouveaux artistes, et ce, par l’écoute d’une oeuvre musicale complète: l’album. J’ai connu le vinyle(33-45-78 trs), le ruban magnétique, la cassettes, l’enregistreuse (déjà on trouvait fascinant de pouvoir enregistrer des émissions de radio sur cassette), le désormais célèbre SONY sport (walkman), le cd, le discman, le Iphone, etc, etc. Mes plus beaux souvenirs se répètent inlassablement: arriver chez moi avec anxìété, un nouvel « objet » dans la main; déballer l’objet; le regarder, le retourner, souffler dessus, affectueusement, le déposer dans son lecteur, pousser ou fermer la porte, écouter… et découvrir !

    Que d’heures de bonheur !!!

    Et cette réflexion me porte à envisager le futur de l’industrie morceau par morceau, un succès à la fois… Ce sera triste pour la création pure, très triste ! Mais je ne suis pas un être défaitiste ou passéiste: le futur aura ses lois et ses raisons d’être propres. Les 30 dernières années furent des années au cours desquelles le développement technologique s’est fait à grandes enjambées. Ces mêmes années ont été marqué de multiples bouleversements dans nos sociétés occidentales et surtout, marqué de la surconsommation effrennée de nos boomers et de l’appétit inassouvi de nos bonnes entreprises capitalistes…

    Ces années marquées par le $$$ vont faire place à un retour vers l’humain et le bonheur individuel. Les TFM sont quelques peu perdus, égarés, manque de famille, bonheur au bout des doigts… Les habitudes de consommation vont en être affectées grandement. La musique, en tant que témoin de notre évolution, s’y fondera et développera ses nouvelles règles: Liberté, Création, Originalité ! Et je pense que le mot d’ordre sera de trouver de nouveaux moyens de rentabiliser l’Artiste et sa création…

    À vous de jouer !!!

    Salutations Guillaume ! Lâchez pas, vous êtes et serez des acteurs importants de ce futur !

    Louis Millette Jr.

  11. Christian says :

    lut Guillaume,
    si tu voyais le bordel que met la loie HADOPI en France: Du genre émission spécial sur toute les chaînes de TV, débat avec des invités de marques, les fai qui ne peuvent suivrent, les sanctions pénales pour les méchants pirates, jusqu’ à te supprimer la connexion après plusieurs avertissement, c’ est du grand n’ importe quoi, je suis ok avec toi.
    Mais paradoxalement je veux bien croire encore un peu sur le disque physique cd et ou vinyl puisque j’ ai grandi avec les valeurs qui l’ entourent. Fouiller farfouiller à la FNAC et ou disquaires du coin.
    A+
    Christian (France du sud)

  12. Mariev Rodrig says :

    Intéressant l’évolution depuis le lancement.

    Je trouve ça vraiment bizarre que les gens pensent que la musique ne vaut plus rien, ou presque… J’ai toujours achetés mes CDS entre 11-20$ en général.

    Je me rappelles même que j’avais piraté 2 albums d’un groupe de rap américain soit Cunnilyguists , et je leur avais écris qu’ici au Canada il n’y avait pas leur album en magasin et que j’avais piraté leur travail mais que je voulais leur donner de l’argent pour les deux albums downloader. J’avais transmis via paypal 40$. Ils étaient bien contents!

    Bref, tranche-de-vie mais qui me fait réalisé que je suis réaliste envers le travail due mais que peu de gens s’en rendre compte maintenant vu l’accessibilité des  »internets ». Maudit sois-tu 2.0!

    Contente de voir par contre que les filles et les hommes sont en quasi égalité pour les goûts musicaux de MV. J’aurais pensé plus d’homme vers 70%. Tant Mieux!

  13. Hérick Moniz says :

    Bonjour Guillaume,

    Intéressant mais pourquoi ne pas inclure dans ta réflexion le fait que plus de 2 000 personnes on choisit d’acheter l’album dans les créneaux conventionnels, 3e sur SoundScan c’est excellent.

    Si l’on refait tes calculs :

    Distribution physique : 1 798 @ 12.99 $
    Distribution numérique : 425 @ 9.99 $
    MV payant : 538 @ 7.50 $
    MV gratuit : 808 @ 0 $

    Total : 3 569 => 2 761 ventes et 23 % de gratuités

    Dans ce cas tu obtiens une valeur moyenne de 11.45 $ par album. Si l’on tiens compte uniquement des crénaux conventionnels on obtient 12.41 $.

    Tu trouves pas ça éclairant ? Et si c’était cette idée de gratuité qui dévaluait la musique ?

    Pourquoi continuer d’encourager cette attitude du tout gratuit ? Vous avez travailler fort pour produire cet album, une juste rétribution c’est la moindre des choses, non ? Si plus de des 3/4 des personnes sont prêtes à payer pour votre musique, pourquoi continuer de l’offrir gratuitement à 1/4 qui n’y donne aucune valeur ? Qui sait, une fois obligé dans ce 1/4 il y en aura quelques-uns qui paieront ?

    Des fois, il faut savoir arrêté une expérience 😉

    Herick

    PS. 808 @ 12.41 = 10 027.28 $

  14. Benoit Tétreault says :

    Je serais curieux de voir si un band du même calibre que Mister Valaire décidait de n’avoir QUE la version numérique de disponible, aucun CD, en vente uniquement, prix choisi par l’utilisateur, montant symbolique de 1cents possible, si les chiffres diraient autre chose…

    Je crois, comme j’ai écrit ailleurs sur le sujet, que déjà, d’avoir un magasin en ligne qui se tient pour la musique au Québec, autre que sur le site de l’artiste ou du label, autre que itunes, autre que zik.ca, alors peut-être pourrions-nous vraiment commencer a changer les habitudes de consommation des internautes, travailler sur la conscience sociale un petit peu.

    Entre vous et moi, je ne me sens pas mal quand je télécharge du metallica ou une emission que j’ai manqué à la télé américaine. Par contre, si d’une simple recherche google du nom d’un artiste d’ici, je tomberais sur la possibilité de me procurer de façon légale leur musique, alors je me sentierais mal de fouiller les sites de torrents pour ce contenu. Je ne dois pas être le seul? En plus, la musique numérique, si c’est pas vert comparé au plastique rond, je ne vois pas ce qu’y l’est!

    L’offre sur le web n’est tout simplement pas assez présente encore d’après moi.

    Mais de faire ce genre d’action, de blogue, de test, c’est ce qui fera bouger les choses! (hopefully!)

    bref, thanks for that!

  15. Mathieu-Gilles says :

    Je trouve cet exercice très intéressant. Ca fait changement des gens de l’industrie qui disent que tout va bien et qu’on fait encore des CDs

  16. pph says :

    Merci beaucoup Guillaume pour ce blog qui nous permet d’être dans le ventre du Dragon….beaucoup de transparence et beaucoup de connaissance…longue vie à MV!!
    nb: merci pour ta visite à OMMM

    pph

  17. Em says :

    Je serais curieux de savoir combien le groupe retire-t-il de la vente des exemplaires physiques en magasin?

    • Guillaume Déziel says :

      Je vais publier un article à ce sujet demain, vendredi.

      Ce seront des données qui compileront les ventes des 2 univers.

      GD

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