La chasse aux cyber-sorcières, un coup d’épée dans l’eau!

Selon le ABA Journal et le ITproPortal.com, la RIAA (Recording Industry Association of America) aurait dépensé en 2008 plus de 16 M $ US en poursuites légales contre des téléchargeurs illégaux de musique.

En revanche, pour la même période, seulement 391 000 $ US aurait été récupérés grâce à cette chasse aux téléchargeurs illégaux.

Entre 2006 et 2008, la RIAA aurait dépensé près de 60 M $ US auprès des cabinets d’avocats qui ont défendus les maisons de disques impliquées dans ces poursuites. En définitive, ces poursuites n’auraient rapporté que 1  346 000 S US.

Un rendement sur investissement d’environ -98% pour la RIAA. Reste à savoir ce que rapportera la version française de la chasse aux pirates : l’HADOPI.

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About Guillaume Déziel

Acteur dans l'industrie québécoise de la musique et fervent défenseur de la musique gratuite comme moteur économique d'une nouvelle industrie mondiale.

One response to “La chasse aux cyber-sorcières, un coup d’épée dans l’eau!”

  1. Sylvain Lecours says :

    Premièrement, à ma connaissance, la RIAA a maintenant mis fin à cette stratégie de poursuivre les amateurs de musique « déliquants ».

    Et je crois que Guillaume devrait respecter la volonté des artistes et des créateurs. Si Misteur Valaire fait voeu de distribuer sa musique gratuitement, alors qu’il en soit ainsi. C’est le souhait de l’artiste. Mais si d’AUTRES artistes et créateurs choisissent, eux, d’utiliser une stratégie différente et de NE PAS distribuer leur musique gratuitement, ou de ne pas la vendre à un prix choisi par l’amateur, RESPECTONS ce choix SVP ! Il y a encore des endroits dans le monde où il est illégal de télécharger de la musique SANS L’AUTORISATION de celui qui en est le compositeur !!! Et dans ces pays, si on le fait, c’est illégal !!

    De plus, le raisonnement que je vois dans ce texte me semble erroné. Il ne s’agit pas d’un « investissement » pour récupérer des sommes perdues, mais je le vois plutôt comme une mesure punitive pour rappeler à ceux qui téléchargent sans la permission des créateurs s’exposent à des amendes. On ne peut impunément s’approprier de l’oeuvre d’autrui, si autrui ne donne pas son consentement ! Ça me semble pourtant élémentaire !! Je respecte du modèle économique de Misteur Valaire, mais sommes-nous tous OBLIGÉS d’y adhérer sans réserve ! Allons-nous être PUNIS si on ne donne pas notre musique gratuitement !?

    Et ne me parlez pas alors d’un « rendement sur investissement » ! Croyez-vous que la G.R.C. calcule les amendes payées par les criminels pour ensuite le diviser par les sommes investies pour prévenir ces crimes et condamner les coupables ? Ça donnerait combien comme « rendement sur investissement » vous croyez ? Bien sûr, un trafiquant de drogue, c’est pas comme quelqu’un qui télécharge illégalement de la musique, mais dans les deux cas, on parle d’actes qui sont – dans certains pays – illégaux…. Si on veut décriminaliser l’un ou l’autre, qu’on change les lois. Mais en attendant, je suis partisan de la loi et de l’ordre. Et je ne télécharge pas de musique sans l’autorisation des artistes et créateurs. C’est mon credo.

    Quant à Hadopi, j’ai affirmé dès le mois de Janvier sur les ondes de Radio-Canada que ça ne marcherait pas. C’est un inapplicable fouillis.

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