The Music Industry Manifesto
Laissez-moi vous présentez mes plus récents amis. Ils ont écrit ce Manifeste : http://musicindustrymanifesto.com/the-manifesto/
C’est en anglais. Plus bas en français. Bonne lecture!
1 – Il y aura toujours de la musique, mais l’industrie musicale du 20e siècle est morte.
2 – La musique n’est pas faite par la technologie ou la distribution. La musique est faite par des personnes pour d’autres personnes. On n’a pas démarré la musique avec des vinyles, des CD, ou des synthés.
3 – Les gens paient seulement pour ce qu’ils veulent payer. Il faut s’y habituer. C’est dur pour un artiste, mais actuellement, tout ce que l’on peut acheter, on peut aussi le trouver gratuitement.
4 – La seule fonction des DRM est de limiter la diffusion de la musique. Ce qui irrite considérablement votre auditoire et vos consommateurs.
5 – Nous, consommateurs, avons payé pour les cassettes, vinyles, CD, MP3. SI nous devons payer à nouveau, ça sera pour des droits sur un contenu, sous toutes ses formes, à durée illimitée, pas pour quelque chose de limité en temps et à un format.
6 – Moins il y a d’intermédiaires, plus les artistes peuvent gagner de l’argent : moyenne de revenus par vente pour un artiste sur iTunes : inférieure à 2,50 euros. Moyenne de revenus par vente en direct to fans : entre 20 et 50 euros.
7 – Les gens ne paient plus automatiquement pour quelque chose que VOUS jugez avoir de la valeur. À vous de la démontrer cette valeur. Votre concurrent : la gratuité.
8 – Le public aime toujours la musique. Le rapport de force a simplement évolué. Vous ne devez plus vous contenter de balancer votre musique, vous devez donner envie au public de vous écouter.
9 – Il faut donc que ce soit VOUS qui vous connectiez avec VOTRE public. Et non plus le contraire…
10 – Les exemples d’artistes gagnant de l’argent différemment ne pourra que continuer à s’accroître. Toujours plus s’accroître. Écoutez. Comprenez.
11 – Au lieu de passer votre temps à vous lamenter sur le piratage, trouvez et élaborez de nouveaux moyens pour développer de nouveaux marchés pour la musique.
12 – Creative Commons + diffusion libre de la musique (pay what you want) = avenir et monétisation
La chasse aux cyber-sorcières, un coup d’épée dans l’eau!
Selon le ABA Journal et le ITproPortal.com, la RIAA (Recording Industry Association of America) aurait dépensé en 2008 plus de 16 M $ US en poursuites légales contre des téléchargeurs illégaux de musique.
En revanche, pour la même période, seulement 391 000 $ US aurait été récupérés grâce à cette chasse aux téléchargeurs illégaux.
Entre 2006 et 2008, la RIAA aurait dépensé près de 60 M $ US auprès des cabinets d’avocats qui ont défendus les maisons de disques impliquées dans ces poursuites. En définitive, ces poursuites n’auraient rapporté que 1 346 000 S US.
Un rendement sur investissement d’environ -98% pour la RIAA. Reste à savoir ce que rapportera la version française de la chasse aux pirates : l’HADOPI.
Entrevue avec Guillaume Déziel à CINQ-FM / Radio Centre-Ville à Montréal
V Télé enfreint le droit d’auteur de Misteur Valaire
Lors de son lancement le 27 août 2009, la station de télévision V Télé a tenu une soirée de dévoilement de sa programmation. Étaient présents les patrons, les artistes et les artisans de la nouvelle station. Cette soirée de lancement a été immortalisée par une équipe de tournage, montée en capsule vidéo et mise en ligne sur le site de V Télé, ainsi que sur Youtube à l’adresse http://www.youtube.com/watch?v=XCa3BrjUPgE .
V Télé a choisi comme trame sonore de son vidéo auto-promotionnelle un extrait de la chanson «SP 4Lovers» de Misteur Valaire (MV), ce sans demander la permission au groupe.
Bien que MV ait choisi de donner sa musique pour se faire connaître, le modèle économique du groupe repose sur la vente des produits dérivés de sa musique (comme les spectacles, les vêtements, les affiches et les disques), ainsi que sur l’exploitation de sa musique (utilisation dans des films, des documentaires, des capsules promotionnelles et des publicités). Or, si le fan a le droit de télécharger gratuitement la musique de MV et d’en faire autant de copies qu’il le veut à ses amis, il demeure que le droit d’exploitation commerciale de la musique de MV appartient exclusivement à MV, comme le stipule la licence Creative Common (http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/ca/deed.fr_CA) d’utilisation de la musique de Misteur Valaire, disponible sur leur site (www.mv.mu).
Devant ce fait, MV en envoyé en décembre dernier à V Télé, une mise en demeure demandant un montant de dédommagement pour le viol de ses droits. Le 18 janvier dernier, V Télé a indiqué à l’avocat de MV qu’il refuserait de se plier aux demandes de Misteur Valaire. Conséquemment, les deux parties n’ont donc pas réussi à s’entendre à l’amiable.
La prochaine étape pour Misteur Valaire aurait été de poursuivre V Télé en justice afin d’obtenir réparation. Cependant, comme les coûts liés à une éventuelle poursuite dépassent de loin la somme réclamée par MV en dommage et intérêts, le groupe a finalement choisi de renoncer à poursuivre V Télé. Néanmoins, MV n’excuse en rien cette violation envers son droit d’auteur.
