Et un premier article pour la Veille du FMC!

Je suis heureux d’annoncer une nouvelle collaboration qui débute avec Le Fonds des médias du Canada (FMC), où j’y bloguerai de temps à autre sur différents enjeux en lien avec le numérique, sur la (nouvelle) consommation culturelle et, plus savoureusement, sur la disruption éminente de plusieurs modèles d’affaires obsolètes dans notre belle industrie culturelle !

Je vous invite à aller y lire mon tout premier article publié en date du 20 août 2018 et s’intitulant «Blockchain: reproduire la rareté dans l’environnement numérique?».

Bonne lecture ! 🙂

Conférence MUTEK : New Kids on the Block(chain)

QUAND ? Samedi 25 août 2018, de 14:15 à 15:45

OÙ ? Monument-National (4e étage), 1182 boul. Saint-Laurent, Montréal, Canada

COMBIEN ? Gratuit (RSVP obligatoire)

Voir cet événement sur 

DÉTAILS DE L’ÉVÉNEMENT :

Animé par Greg J. Smith, expert de la culture numérique et éditeur du magazine HOLO, cette activité gratuite offrira une série de courtes présentations suivie d’une discussion. L’événement vise à aider les créateurs d’art numérique à découvrir le concept de la blockchain, ses impacts disruptifs possibles sur les industries culturelles et sur la société en général. Cette activité vous aidera aussi à comprendre le potentiel créatif de la blockchain.

Sujets traités et participants présents lors de cette présentation (tenant lieu en anglais) :

Dé(block)er l’industrie de la musique – Guillaume Déziel, remodélisateur blockchain et consultant en culture numérique (20 minutes)

  • Les bases de la Blockchain : Qu’est-ce que c’est, comment ça marche, pourquoi y a-t-il un tel engouement pour la chose?
  • Explorer les avantages de la chaîne de blocs pour l’industrie de la musique : comment la blockchain transforme-t-elle l’industrie de la musique au profit des créateurs? Les micropaiements (facilités par la cryptomonnaie) sont-ils la clé d’une industrie de la musique plus saine / plus durable / plus équitable?
  • Gérer les droits numériques à l’ère du blockchain – vendre des produits et vendre des parts sur ses droits, sa marque.

L’art numérique à l’ère du cryptage – Sarah A Friend, artiste et développeuse blockchain (15 minutes)

  • Un survol sur l’univers créatif de la blockchain
  • Incursion sur le milieu et les projets d’art fondés sur la blockchain
  • Exploration des applications potentielles de la blockchain en tant que nouveau moyen de création, y compris la notion de «CryptoArt» – un concept fondé sur l’idée de reproduire la «rareté» dans l’environnement, ce qui vous permet transformer un bien non-rival numérique (intangible) en bien rival (physiques et tangible), donc d’acheter et de vendre des produits numériques comme s’il s’agissait de biens physiques.

Gérer le temps sur la Blockchain – Evan Prodromou, entrepreneur technologique et consultant (15 minutes)

  • Un aperçu sur les mécanismes fondés sur des transactions faites à l’aide de la blockchain, en prenant exemple sur l’EvanCoin. Exploration d’applications potentielles pour les artistes et pour la culture, en général.

Blockchain My Art – Olof van Winden, directeur de TodaysArt (10 minutes)

  • Exploration sur les applications potentielles de la blockchain dans le cadre de salle de spectacles et de festivals, pour les DJs et pour le bien des concerts.
  • Présentation du projet Blockchain My Art et des moyens de se connecter.

Blockchain, culture et tokenisation des droits

Ce samedi le 12 mai 2018, dans le cadre du Salon de la crypto au Pavillon Sherbrooke de l’UQÀM, j’aurai le privilège de prononcer une conférence portant sur la blockchain et ses opportunités pour le domaine de la culture, notamment par la «tokenisation» des droits et l’utilisation de Smart Contracts.

Cette journée débutant à 10 h et se terminant vers 20 h propose des rencontres avec une quinzaine d’exposants et invite 6 conférenciers à partager sur différents sujets :

13h00 – 14h00 : Me Martin Nolet, Avocat – Introduction à la fiscalité des cryptomonnaies
14h15 – 14h45 : Ilyass Tabiai – Comparaison marchés traditionnels et marchés crypto
15h00 – 15h30 : Will Salmon – Blockchain will change the world
15h30 – 16h15 : Conférence SmartCash – Les utilités de la crypto en ce moment et à venir
16h30 – 17h30 : Guillaume Déziel – La blockchain, culture et tokenisation des droits
18h00 – 19h00 : Période de question avec les conférenciers
19h00 – 20h00 : Conférence EOS – Introduction à l’internet 3.0

Billets en vente au coût de 20,00$ ici : https://salondelacrypto.com/produit/billet-dadmission-general-12-mai/


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Événement Facebook

 

RECAP : Samedi 12 mai de 10 h à 20 h, à l’UQÀM (200 rue Sherbrooke Ouest, Montréal, QC H2X 3P2 – 4ième étage – Salle SH4800)

La blockchain pour les nuls?

blockchainVous avez entendu parler de la «blockchain», mais vous ne comprenez rien à rien de tout cela?

C’est bien normal. Ce concept ultra disruptif est assez nouveau.

Tout le monde peut en arriver à comprendre la «blockchain». Il faut seulement commencer par la base. 😉

Ce mercredi 30 mai prochain de 17h30 à 19h30, j’aurai l’occasion de présenter les fondements de ce qu’est la blockchain (ou chaîne de blocs, en français), dans les locaux de l’École Musitechnic, à Montréal. Donc si vous avez envie de participer à cette conférence (gratuite), n’hésitez pas à consulter cet événement Facebook pour connaître tous les détails. Les places sont limitées.

N’oubliez pas de confirmer votre présence en utilisant le formulaire de RSVP accessible à partir de la section «détails» de l’événement.

Au plaisir !

Guillaume Déziel

Les Matinées numériques causent «Culture et numérique»

Le vendredi 13 avril prochain, à compter de 8h30 (am), Guillaume Déziel sera l’invité d’Élodie Gagnon pour causer «Culture et numérique».

Plus d’info sur événement Facebook : https://www.facebook.com/events/157929491543739/


(texte écrit par Élodie Gagnon sur l’événement Facebooke des Matinées numériques)

Aussi extraordinaire que soit notre culture, nous devons avoir une solide stratégie numérique si nous voulons assurer sa pérennité à travers la très riche offre culturelle mondiale. C’est ce que prône Guillaume Déziel : ex-gérant du groupe Misteur Valaire qui a chamboulé l’industrie musicale québécoise il y a quelques années avec ses modèles innovants de consommation et de production de la musique.

Aujourd’hui stratège en culture numérique et modèles d’affaires fondées sur la blockchain, Guillaume tente de faire entrer la culture québécoise et canadienne au 21e siècle.

Matinées numériques Montréal est une série de conversations matinales mensuelles qui explorent les intersections entre le numérique et la société. Les conférences sont gratuites et ouvertes à tous. Café et viennoiseries sont offerts. ☕🥐 Les Matinées numériques Montréal sont animées par Élodie Gagnon et organisées par Espaces temps.

Prochaine conférence (gratuite) sur la blockchain : lundi 23 avril prochain

Vous avez entendu parlé de la blockchain et vous vous demandez «mais qu’est-ce que ça mange en hiver?» 🙂

Et bien, le 23 avril prochain à Montréal, je tenterai de vous vulgariser ce qu’est la blockchain et de vous présenter les multiples chamboulements que cette technologie pourrait avoir sur votre industrie.

Présentation de la conférence :

La blockchain – ou chaine de blocs – est une banque de données «distribuée», permettant de stocker de l’information de manière transparente, immuable et infalsifiable. Communément associée à la cryptomonnaie (ou monnaie numérique de type «pair-à-pair»), la blockchain attire aujourd’hui l’attention de tous en raison des divers usages disruptifs potentiels qu’on lui découvre, jour après jour.

En culture, cette technologie promet des progrès sur l’authentification et la traçabilité des oeuvres, en plus d’offrir désormais des «contrats intelligents», ces applications décentralisés (ou DAPP) permettant désormais de gérer éternellement des flux monétaires et des partages de revenus et ce, à coût presque nul.

Nombreux sont ceux qui voient en la blockchain de d’innombrables révolutions à venir, notamment sur nos systèmes démocratiques, nos modèles de gouvernance, nos modèles organisationnels et sur plusieurs modèles d’affaires bientôt désuets, notamment ceux fondés sur des «intermédiaires de confiance».

Cette conférence-rencontre a pour but d’offrir un premier survol de cette technologie en exposant ses principaux fondements.

Techniquement, qu’est-ce que la «blockchain»?

La blockchain est une base de données distribuée qui permet de stocker de l’information de façon sécuritaire, infalsifiable et immuable. La BBC a fait ce beau petit vidéo qui illustre très bien comment la blockchain fonctionne, en prenant pour exemple le Bitcoin, du moins : https://www.youtube.com/watch?v=SzAuB2FG79A

Mais au-delà de l’analogie, voici comment on peut tenter d’expliquer le fonctionnement technique de ce qu’est une chaîne de blocs. Et en quoi cette méthode est sécuritaire pour empêcher toute falsification de données.

Tout d’abord, une information est stockée dans un «bloc» qui, selon les données qui y sont inscrites, génère un identifiant (un Hash ID) en son pied de page. Cet identifiant est en fait une signature. Cette signature en pied de page sera par la suite recopiée dans l’entête du prochain bloc.

Par exemple, si on écrit «banane» dans le bloc #1, l’ensemble des caractères écrits dans ce bloc sont encryptés de façon à générer un identifiant unique (Hash) en pied de page. Et cet identifiant pourrait ressembler à ceci :

«0df55addf230c0040da973a7a30da952d9c107bb055314a7d3bdba3335ec099d».

Or, si on modifie le mot «banane» pour «bananes», l’encryption de cette formation générera une signature en pied de page qui sera complètement différente. «bananes» avec un «S» pourrait alors ressembler à

«9216783518022914ea16d5e7d1c99fe4244b069a6fe68cf3bc3ec972cbd98eb6».

Si vous voulez expérimenter le tout, je vous invite à aller écrire «banane» sur cette page : https://anders.com/blockchain/hash.html Puis ajoutez-lui un «S», juste pour voir. 🙂

Des blocs liés les uns aux autres

Un bloc peut contenir une certaine quantité d’information (un méga-octets d’information, par exemple). Pour qu’un bloc soit complété, il faut qu’il ait atteint sa quantité maximale de données prévues. Ce n’est qu’à ce moment que l’ensemble des caractères qu’il contient seront encryptés pour générer l’identifiant du pied de page, ou sa «signature». Cette dernière opération d’encryption s’appelle le minage (ou mining). Elle nécessite l’exécution d’un encodage des données dans le bloc, selon un algorithme (ou problème mathématique) qui nécessite un «effort de calcul» pour l’ordinateur.

Puisque l’identifiant en pied de page du bloc #1 est recopié en entête du prochain bloc #2, si jamais on changeait ne serait-ce qu’une seule virgule dans le bloc #1, l’entête du bloc #2 ne correspondrait alors plus au pied de page du bloc précédent. C’est ainsi qu’une «chaîne de bloc» se brise.

Et que le plus rapide gagne !

Le minage d’un bloc se fait concurremment, en même temps, par plusieurs ordinateurs compétiteurs disponibles dans un même réseau, qui prêtent leur puissance de calcul pour encrypter les données du bloc (afin de créer la «signature»). Et le premier ordinateur qui terminera cet encryptage gagnera la course. D’où l’importance de la vitesse du processeur de l’ordinateur. Pour souligner le fait d’avoir gagné cette «course au calcul», le mineur vainqueur sera financièrement récompensé par une petite rémunération (des «frais de réseau»). Enfin, ce vainqueur publiera le bloc qu’il a complété sur l’ensemble du réseau, un réseau constitué de tous les ordinateurs mineurs compétiteurs qui copieront le nouveau bloc sur leur disque dur, à la suite des autres.

C’est ainsi que la blockchain qui héberge l’information concernant les 300+ millions de transactions du Bitcoin (depuis 2009) se retrouve copiée sur des dizaines de milliers de disques durs, en même temps, partout dans le monde. À ce jour, la taille de la blockchain du Bitcoin pèse 175.43 GB et compte toutes les transactions depuis le début de la blockchain.

Une technologie toujours «incraquable»

Or, dans un tel contexte, pour qu’un «hackeur» parvienne à modifier de l’information dans un bloc (comme le solde de mon portefeuille, par exemple), il faudrait qu’il réussisse à :

  1. modifier mon solde dans le bon bloc, sans que l’information du bloc subséquent ne devienne invalide (sachant que toute modification dans un bloc affecte son pied de page et, conséquemment, l’entête du bloc subséquent, etc.);
  1. faire cette modification partout, en même temps, sur toutes les copies de la blockchain distribuées tous les ordinateurs du réseau.

Bonne chance !

Même avec un ordinateur quantique qui, en théorie, pourrait réussir à décrypter l’encodage de chaque bloc sur une chaîne, il serait tout de même impossible de modifier la donnée sur toute les copies du registre – en même temps – sans que cela ne paraisse. La raison est d’ordre physique. La latence des réseaux rend impossible l’inscription d’une donnée au même moment exact, ce sur différents disques durs répartis au travers de la planète. Parce que tous ces ordinateurs sont accessibles via Internet à des distances et des vitesses de connexion différentes.

Voilà pourquoi la blockchain derrière le Bitcoin n’a jamais été «craquée» depuis son invention, en 2009. Si le passé est garant de l’avenir, fort est à parier que personne ne pourra jamais «hacker» la chaîne de blocs derrière cette cryptomonnaie.